Campagne de sensibilisation sur les plages d’Agadir

J'aime ma plage

Comme chaque année,  la Campagne de sensibilisation à la protection de l’environnement et du littoral sur les plages d’Agadir était lancée le 17 juillet par Coca Cola (SGBS)  et ses partenaires Surfrider Foundation Maroc & Magval.

Littoral

 Le coup d’envoi de la  sixième édition de l’opération «Coca-Cola j’aime ma plage 2017»  a été donné ce 20 juillet 2017 à Imi Ouaddar par Coca-Cola, SBGS et Surfrider Foundation Maroc.
« Réduisons nos déchets, Protégeons notre plage », pouvait-on lire sur les tee-shirts de couleur rouge que portaient les  jeunes responsables de plage (RP) recrutés et formés par Surfrider Foundation Maroc, dont une campagne de recrutement à été lancée fin mai à l’Institut Français d’Agadir,  l’objectif était donc de donner à ces  jeunes des connaissances clés pour mener à bien les sensibilisations sur la protection du littoral en particulier et de l’environnement en générale.

Engagée au côté de la SFM et de la compagnie Coca-Cola (SBGS), la société MAGVAL est en  charge de la collecte pour envoi après mise sous presse  pour expédition optimale auprès des divers transformateurs pour bénéficier d’une seconde vie.

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 Comme vous le savez les objectifs de cette opération sont la sensibilisation des estivants  à la problématique de la pollution des côtes ainsi que l’amélioration de la situation des infrastructures et des services liés à la collecte des déchets dans les différentes plages d’Agadir à savoir Madraba, Km 25, Km 26, Imi Ouaddar, Aghroud 1,Aghroud 2 et Imsouane.

Voici donc la répartition des jeunes sur les différentes plages :

Plages

Nombres RP

Madraba

2

Km25

8

Km26

3

Imi Ouaddar

13

Aghroud I

2

Aghroud II

12

Imsouane

3

Fortement mobilisée, les populations, les commerçants et les estivants, sont  venues adhérées à cette initiative représentant dans sa philosophie un lien entre les générations d’une part, et de l’autre, l’expression d’une prise de conscience de tous à l’endroit du développement et la préservation de l’océan et du climat.

Plus de 80% des déchets viennent en effet de la terre. La « chasse aux déchets » est donc  fructueuse.

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 A noter que c’est une collaboration entre Surfrider Foundation Maroc et la Société des Boissons Gazeuses du Souss » (SBGS), deux acteurs du développement durable et de la protection de l’environnement. Cette opération est organisée chaque année pendant la période estivale.

Surfrider Foundation Maroc ainsi que ses jeunes volontaires  restent à votre disposition pour tous conseils, propositions et suggestions  afin de mieux protéger nos plages.

Pour plus d’information :

Contact : 06 55 18 76 99

 

Initiatives Océanes Juin 2017: Lycée Français d’Agadir & SFM

Pendant le mois de juin, le Lycée Français d’Agadir en partenariat avec Surfrider Foundation Maroc a organisé trois Initiatives Océanes. Les deux premières ont été effectuées à l’embouchure d’Oued Souss située au sud d’Agadir, à la limite du parc National du Souss Massa. Elles se sont déroulées le jeudi 8, jour de la journée mondiale de l’Océan et le lundi 19 juin.
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Les Initiatives Océanes, rappelons-le, sont des événements dédiés à la protection de notre littoral, de nos lacs et de nos oueds. Elles peuvent prendre différentes formes, mais s’articulent autour d’un nettoyage collectif de la plage et d’animations pédagogiques autour des thèmes de l’eau et des déchets. Ces opérations ont pour objectif de sensibiliser les scolaires et le grand public à la fragilité du milieu littoral. Il s’agit de susciter une prise de conscience environnementale, lors d’une journée conviviale.

Cette sortie pédagogique a permis aux enfants et aux participants de découvrir la zone humide d’Oued Souss. Avant le lancement du nettoyage de l’embouchure, l’équipe de Surfrider Foundation Maroc a fourni des explications sur les lieux, montrant notamment qu’il s’agit d’un endroit fragile, riche en biodiversité mais confronté à de graves problèmes de pollution.

L’objectif de ces animations est de sensibiliser les élèves à la problématique de la pollution, notamment sur les déchets jetés dans les terres qui finissent dans l’océan (c’est le cas aussi pour l’embouchure de l’Oued Souss). Il s’agit aussi de les inciter à protéger l’environnement et les ressources naturelles.
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L’administration du Lycée Français d’Agadir avait déjà montré son engagement en faveur de l’environnement puisque SFM était déjà venue au sein de l’établissement y mener des séances de sensibilisation auprès des élèves. Ces derniers étant maintenant bien informés sur les sujets de l’environnement, notamment l’environnement littoral et marin.

Ces deux actions ont rassemblé près de 200 élèves, accompagnés de leurs professeurs et de parents d’élèves. Au total, ce sont près de 120 sacs de déchets qui ont été remplis ! Les élèves se sont montrés enthousiastes et motivés pour garder propre leur région.

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  La troisième Initiative Océane a été menée avec une centaine d’élèves sur la plage d’Anza le 21 juin, une centaine d’élèves étaient présents ce jour-là. La quantité de déchets ramassée a été bien moins importante car les participants ont trouvé une plage très propre et cela grâce à la conscience des habitants d’Anza qui protègent leur littoral et aussi et surtout grâce aux efforts considérables des associations locales !

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L’équipe Surfrider Maroc tient à remercier tous les élèves, l’équipe pédagogique du Lycée Français d’Agadir et  tous les bénévoles qui étaient présents pour aider et protéger le littoral et les richesses naturelles.

Opération Coca-Cola J’aime Ma Plage 2017: Formation au profit des Responsables de Plages

L’opération « Coca-Cola J’aime ma plage » débutera le 17 juillet sa sixième édition. Le projet de collaboration entre Coca-Cola et Surfrider Foundation Maroc vise à sensibiliser les estivants sur la problématique des déchets aquatiques mais aussi à nettoyer les plages pendant l’été. Pour cela, 13 responsables de plage effectueront un travail quotidien sur 7 plages de la région d’Agadir.

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 La campagne de recrutement lancée fin mai par Surfrider Foundation Maroc a débouché sur deux jours d’entretiens. La plupart des candidats ayant postulé était des étudiants universitaires. Suite aux entretiens, 28 candidats ont été sélectionnés pour bénéficier d’une formation de responsables de plage qui s’est tenue du 12 au 18 juin à l’Institut Français d’Agadir.

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 Pendant ces 5 jours, l’objectif était de donner aux jeunes les connaissances clés pour mener a bien des sensibilisations sur le thème de l’environnement ! Plus largement, la formation a permis d’apporter des connaissances poussées sur l’environnement et la manière de le conserver. La formation s’est déroulée en deux phases : une phase théorique et une phase pratique. Lors de la partie théorique nous avons abordé avec les jeunes des thèmes liées à l’environnement : le littoral, la biodiversité, la qualité de l’eau, les déchets, la pollution, l’océan, le climat, le changement climatique, les éco-gestes, les énergies renouvelables ou encore le bénévolat et l’engagement citoyens. La théorie avait pour objectif d’enrichir les connaissances des responsables de plage et de leur permettre d’engager des discussions sur la thématique de l’environnement avec le grand public.

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 En ce qui concerne la partie pratique, elle s’est présentée sous forme d’ateliers de sensibilisation (exercices, scénarios). Chacun des jeunes a été mis en situation et a été amené à jouer le rôle du responsable de plage avec une situation proposée. Pour cet exercice le candidate devait adapter son discours en fonction du public qu’il était supposé avoir face à lui (une famille, un groupe de jeunes, des enfants, des pollueurs, des pêcheurs, des plagistes, etc). Il s’agissait là de les familiariser à l’entrée en communication avec les estivants afin de réussir à les convaincre de protéger les plages et le littoral.

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 Les jeunes ont découvert aussi dans cette formation des jeux pédagogiques (le pollueur, la course à l’eau et la course aux déchets), qui seront organisés l’été sur les plages afin de toucher le maximum de public, notamment les plus jeunes. Au terme de la formation, un test et des scénarios pour évaluer les connaissances et les acquis des jeunes ont été organisés. Cette année, en raison du manque de moyens, tous les candidats qui ont participé à la formation n’ont pas pu être embauchés et ce sont finalement 13 responsables de plage ont été retenus pour travailler toute la période estivale.

Les personnes non retenues seront néanmoins sur liste d’attente et pourront être appelées pendant l’été. En effet, il arrive que des responsables de plage ne restent pas toute la période de l’opération pour diverses raisons (difficulté de travail, chaleur, etc). Par ailleurs, à l’issu de la formation tous ont reçu un certificat de formation qui détaillent les connaissances acquises. Ils pourront le faire valoir lors de leurs prochaines recherches d’emploi par exemple. Pour rappel, durant cette opération estivale une centaine de poubelles mise à disposition afin d’inciter le grand public à adopter les bons gestes. En 2016, 12 957 sacs de déchets ont été collectés et on estime que près de 70 700 estivants ont été sensibilisées.

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Retrouvez nous du 17 juillet au 30 août sur les plages de Madraba, au Km25, au Km26, à Imi Ouaddar, à Aghroud1, à Aghroud 2 et à Imssouane !

 Merci à l’Institut Français d’Agadir de nous avoir prêté leurs locaux pour effectuer la formation ! Un grand merci à notre partenaire Coca-Cola.

La Journée Mondiale de l’Océan

Surfrider Foundation Maroc, en partenariat avec Paradis Plage et Morocco Sailing Challenge, a célébré la Journée Mondiale de l’Océan, samedi 10 Juin 2017 à l’hôtel Paradis Plage. Deux événements majeurs ont ponctué la journée : la clôture du projet « éco-ambassadeurs » et la présentation du projet de tour du Maroc à la voile « Morocco Sailing Challenge », par Mehdi ROUIZEM et Hicham AAACHI, qui faisaient étape à Agadir.

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Cette journée a bien évidemment été l’occasion de rappeler l’importance qu’ont les océans dans notre vie quotidienne. La journée a débuté par l’intervention du Fondateur de SFM, Christophe Rebecchini, qui a présenté le bilan des projets de Surfrider, « Classes Bleues » et « Eco-Ambassadeurs ». Christophe a insisté sur le rôle de l’éducation et de la sensibilisation en milieu scolaire pour que la prochaine génération soit 100% éco-citoyenne. Après cette intervention, les partenaires du projet Eco-ambassadeurs ont pris la parole à tour de rôle. La Direction Provinciale de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, la Commune urbaine d’Agadir, Paradis Plage, HOFF distribution ont expliqué leur implication dans le projet, sans oublier de soutenir et d’encourager les éco-ambassadeurs. Ce sont ensuite des représentants des différents clubs de l’environnement des trois  établissements sélectionnés (AL BOUHTOURI TIKOUINE, IBN TOFAIL BENSRGAO, NABALOUS TAGHAZOUT) qui ont pris le relais pour présenter leurs activités, les ateliers et les projets réalisés pendant ce projet.

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Pendant les mois de travail passés avec eux, les éco-ambassadeurs se sont montrés à la hauteur. Ils ont présenté des travaux homogènes, créatifs en suivant une bonne logique. Sans oublier qu’il ont fait preuve d’un esprit d’analyse, d’un sens critique et surtout, ils ont proposé des solutions concrètes ! Ils ont su aborder avec justesse plusieurs thèmes comme la pollution, le recyclage, le traitement des eaux usées, l’environnement, le littoral, la biodiversité, etc. Grâce au suivi des professeurs et l’équipe de SFM, tous les clubs ont réussi leurs missions.

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La journée s’est poursuivie par le moment le plus attendu par les élèves, l’annonce des résultats des concours et la remise des prix. Les concours étaient partagés en trois catégories : projet, journal et photo ! Pour la catégorie journal, les éco-ambassadeurs ont travaillé sur différents sujets : le littoral du Cap Ghir, les effets négatifs des sacs en plastiques et le rôle des clubs de l’environnement au sein des établissements scolaires. Concernant le concours photo dont le thème était « les éco-gestes », il était ouvert à tous les élèves des établissements participants. Le tableau ci-dessous résume les résultats des concours :

Résultats
Projet 1-IBN TOUFAIL
2-AL BOUHTOURI
3-NABLOUS  
Journal 1-AL BOUHTOURI
2-IBN TOUFAIL 
3-NABLOUS  
Photo 1- Ismail Atjar
2-Mohammed Oujaa
3-Khadija Oufares

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  Afin de les féliciter pour leur participation, notons que tous les participants ont reçu des prix offerts par les partenaires (matériel de sport de glisse, tickets d’entrée au Croco Parc, tickets d’entrée à Acqua Parc, séances de surf, etc). Les intervention se sont terminées par la présentation du projet  Morocco Sailling Challenge. Mehdi et Hicham se sont lancé le défi de faire un Tour du Maroc à la Voile sur un catamaran de sport, sans cabine ! Le trajet le long de la côte marocaine s’est fait en 6 étapes : Saidia, Tanger, Mohammedia, Agadir, Laayoune et Dakhla, soit un total de 2 400 km. Le but de leur projet est de faire la promotion du littoral marocain et de développer leur sport favori : la voile, ainsi que tous les sports nautiques.‘après-midi, Medhi et Hichem ont même proposé des cours d’initiations au catamaran aux jeunes éco-ambassadeurs. La journée s’est terminée par l’hymne national et un petit nettoyage de plage ! morocco_sailling1 Surfrider Foundation Maroc remercie tous ces partenaires(La Direction Provinciae de l’Education Nationale et de la Formation Professionnellela Commune urbaine d’AgadirParadis Plage, HOFF distribution,Croco Parc, Atlantica Parc, Travel Surf Morocco) pour ce bel événement ainsi que tous les professeurs, l’équipe pédagogique des établissements assistés et bien sure tous les élèves !

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Traitement des eaux usées, l’exemple de la station d’épuration d’Aourir

Sa Majesté le Roi Mohamed VI, visitera prochainement la station de traitement des eaux usées d’Aourir. C’est l’occasion pour Surfrider Foundation Maroc d’évoquer le traitement des eaux usées et de fournir quelques explications sur le traitement de l’eau.

Dans quel cadre s’est construite la station de traitement d’Aourir ?

Les travaux d’assainissement et le traitement de l’eau entrepris dans la commune d’Aourir s’inscrivent dans une démarche globale d’amélioration de la gestion de l’eau dans tout le Royaume. Cette dynamique passe aussi par la construction d’infrastructures de lutte contre les inondations et contre les sécheresses, ou encore par une modernisation des systèmes d’information dans le but d’avoir une meilleure connaissance de la ressource en eau.
À ce titre, au début des années 2000, le secteur de l’assainissement des eaux usées a été élevé au rang de priorité par le Royaume et dès 2005, le Programme National d’Assainissement (PNA) était mis en place. Les objectifs du PNA sont ambitieux : en milieu urbain, le taux de raccordement global au réseau d’assainissement devra atteindre 80% en 2020 et 100% en 2030 ! En ce qui concerne les eaux usées traitées, il faudra atteindre un volume de 60% en 2020 et de 100% en 2030.
En plus du renouvellement du matériel existant, le PNA a pour ambition de créer 330 stations d’épuration. Les frais engagés pour le PNA sont conséquents : 43 milliards de Dirhams !
Le résultat espéré est sans précédent, il est prévu que l’assainissement améliorera la qualité de vie de près de 9,40 millions d’habitants !

Il était urgent d’agir, chaque année, 22000 m3 d’eau s’écoulent encore directement dans les oueds et l’Océan…
Comme le souligne la RAMSA (Régie Autonome Multi Service d’Agadir) « malgré la collecte et le traitement d’une grande partie (70 %) des eaux usées du Grand Agadir, des problèmes importants restent à régler » : toute la zone nord d’Agadir n’est pas raccordée à un système de traitement des eaux usées (Port, Anza Urbain et Anza Industriel) !

Une station d’épuration pour plus de 61.000 citoyens

La station d’Aourir a mobilisé un investissement global s’élevant à 100 millions de Dirhams. Cet investissement a été entrepris par la SAPST (Société d’Aménagement et de Promotion de la Station de Taghazout) et par le Programme National d’Assainissement.
La station d’épuration d’Aourir, située entre Aourir et Tamraght (aussi appelée STEP d’Aourir), est gérée par la RAMSA, et sera utile à plus de 61.000 citoyens. Ce sont 7.600 m3 d’eau traitées qui en sortiront chaque jour.

Pour la STEP d’Aourir, le choix de traitement s’est porté vers la solution « boues activées très faible charge ». Parmi les différentes techniques de traitement qui existent (le lagunage naturel ou aéré; les disques biologiques; les lits bactériens; le traitement par boues activées en moyennes charge), c’est celle qui est apparue la plus adaptée aux contraintes locales, notamment parce qu’il fallait une technique spécialement adaptée au traitement de l’azote.

 

Cinq étapes pour traiter les eaux usées

L’objectif d’une station d’épuration n’est pas de rejeter de l’eau potable dans le milieu naturel, mais une eau d’une qualité acceptable pour l’environnement. Pour des raisons sanitaires évidentes, l’eau traitée doit être débarrassée des bactéries et autres vecteurs de maladies.
Une station d’épuration fonctionne via un processus de traitement des eaux usées qui se fait en 5 étapes principales.
Tout d’abord, le dégrillage. Les eaux usées passent à travers une grille afin de filtrer les déchets les plus volumineux. Une fois les macro-déchets enlevées, les eaux doivent encore être débarrassées de leurs matières polluantes, c’est l’objectif des étapes suivantes.

La deuxième étape se fait en deux phases : le dessablage et le déshuilage. Les eaux s’écoulent dans un premier bassin où les matières plus lourdes que l’eau (sable, gravier) vont se déposer au fond, c’est le dessablage. Dans un deuxième bassin, les eaux sont agitées avec des bulles d’air afin de faciliter la remontée des huiles en surface où elles seront récoltées, c’est le déshuilage.

La troisième étape consiste en un traitement biologique. Il s’agit de reproduire en accéléré le processus naturel qui existe dans les rivières. L’eau arrive dans un bassin où se sont développées les bactéries. Ces être vivants microscopiques vont « digérer » les impuretés et les transformer en boue.

Vient ensuite la quatrième étape, appelée « clarification ». Les boues déposées au fond vont être raclées afin de donner une eau débarrassée de 80 à 90% de ses impuretés. Après des analyses et des contrôles, l’eau peut-être rejetée dans le milieu naturel.

Enfin, la cinquième et dernière étape concerne le traitement des boues. Elles sont séchées et mise en décharge ou bien peuvent être utilisées pour l’agriculture. Pour la station d’Aourir, un système de désodorisation est prévu pour le traitement des boues (épaississement, déshydratation par centrifugation, séchage ).

 

5 étapes principales sont nécessaires pour traiter les eaux usées

À la sortie, le contrôle de la qualité de l’eau potable est assurée à trois niveaux : par le système de production ONEP (Office National de l’Eau Potable), par le système de distribution RAMSA et par Ministère de la santé (service d’hygiène).

 

Un enjeu de développement durable

Les stations d’épuration offrent une triple solution sociale, économique et environnementale : elles permettent de réduire à la fois le déficit hydrique dont souffre particulièrement la région du Souss Massa (notamment en zone périurbaine). Elles permettent également d’offrir une solution au problème des eaux usées non-traitées qui posent un problème environnemental et sanitaire majeur.
À titre d’exemple, l’eau épurée de la station d’Aourir servira à l’arrosage du golf et de la zone touristique de Taghazout, à l’irrigation agricole du périmètre des bananiers, ainsi qu’aux espaces verts.

 

Les risques de la proximité avec le littoral

Située entre Aourir et Tamraght, il semble que le lieu d’implantation de la STEP soit contestable pour plusieurs raisons. Tout d’abord, sa proximité directe avec le littoral, le site se trouvant à quelques  mètres de la côte, des plages et de fameux spots de surf. C’est une prise de risque que de placer la STEP si proche de l’océan, notamment pour les dommages qui pourraient être causés aux espèces végétales et animales via les rejets liquides. Mais c’est aussi un « gaspillage » de l’espace littoral, autrement valorisable (éco-tourisme, mise en valeur de la nature, etc.). Par ailleurs, la STEP n’est pas véritablement intégrée et dénature un paysage aux opportunités touristiques réelles… Enfin, sa proximité avec le village d’Aourir et de Tamraght expose la population aux désagréments de la gestion des eaux usées (risque d’odeurs).

 

Sources :

http://ecoledeleau.eau-artois-picardie.fr/spip.php?page=article-imprim&id_article=66 sur la technique de traitement des eaux

http://www.ramsa.ma

http://www.taghazoutbay.ma