Initiatives Océanes Juin 2017: Lycée Français d’Agadir & SFM

Pendant le mois de juin, le Lycée Français d’Agadir en partenariat avec Surfrider Foundation Maroc a organisé trois Initiatives Océanes. Les deux premières ont été effectuées à l’embouchure d’Oued Souss située au sud d’Agadir, au bord du parc National du Souss Massa. Elles se sont déroulées le jeudi 8, jour de la journée mondiale de l’Océan et le lundi 19 juin.
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Les Initiatives Océanes, rappelons-le, sont des événements dédiés à la protection de notre littoral, de nos lacs et de nos oueds. Elles peuvent prendre différentes formes, mais s’articulent autour d’un nettoyage collectif de la plage et d’animations pédagogiques autour des thèmes de l’eau et des déchets. Ces opérations ont pour objectif de sensibiliser les scolaires et le grand public à la fragilité du milieu littoral. Il s’agit de susciter une prise de conscience environnementale, lors d’une journée conviviale.

Cette sortie pédagogique a permis aux enfants et aux participants de découvrir la zone humide d’Oued Souss. Avant le lancement du nettoyage de l’embouchure, l’équipe de Surfrider Foundation Maroc a fourni des explications sur les lieux, montrant notamment qu’il s’agit d’un endroit fragile, riche en biodiversité mais confrontée à de graves problèmes de pollution.

L’objectif de ces animations est de sensibiliser les élèves à la problématique de la pollution, notamment sur les déchets jetés dans les terres qui finissent dans l’océan (c’est le cas aussi pour l’embouchure de l’Oued Souss). Il s’agit aussi de les inciter à protéger l’environnement et les ressources naturelles.
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L’administration du Lycée Français d’Agadir avait déjà montré son engagement en faveur de l’environnement puisque SFM était déjà venue au sein de l’établissement y mener des séances de sensibilisation auprès des élèves. Ces derniers étant maintenant bien informés sur les sujets de l’environnement, notamment l’environnement littoral et marin.

Ces deux actions ont rassemblé près de 200 élèves, accompagnés de leurs professeurs et de parents d’élèves. Au total, ce sont près de 120 sacs de déchets qui ont été remplis ! Les élèves se sont montrés enthousiastes et motivés pour garder propre leur région.

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  La troisième Initiative Océane a été menée avec une centaine d’élèves sur la plage d’Anza le 21 juin, une centaine d’élèves étaient présents ce jour-là. La quantité de déchets ramassée a été bien moins importante car les participants ont trouvé une plage très propre et cela grâce à la conscience des habitants d’Anza qui protègent leur littoral et aussi et surtout grâce aux efforts considérables des associations locales !

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L’équipe Surfrider Maroc tient à remercier tous les élèves, l’équipe pédagogique du Lycée Français d’Agadir et  tous les bénévoles qui étaient présents pour aider et protéger le littoral et les richesses naturelles.

Opération Coca-Cola J’aime Ma Plage 2017: Formation au profit des Responsables de Plages

L’opération « Coca-Cola J’aime ma plage » débutera le 17 juillet sa sixième édition. Le projet de collaboration entre Coca-Cola et Surfrider Foundation Maroc vise à sensibiliser les estivants sur la problématique des déchets aquatiques mais aussi à nettoyer les plages pendant l’été. Pour cela, 13 responsables de plage effectueront un travail quotidien sur 7 plages de la région d’Agadir.

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 La campagne de recrutement lancée fin mai par Surfrider Foundation Maroc a débouché sur deux jours d’entretiens. La plupart des candidats ayant postulé était des étudiants universitaires. Suite aux entretiens, 28 candidats ont été sélectionnés pour bénéficier d’une formation de responsables de plage qui s’est tenue du 12 au 18 juin à l’Institut Français d’Agadir.

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 Pendant ces 5 jours, l’objectif était de donner aux jeunes les connaissances clés pour mener a bien des sensibilisations sur le thème de l’environnement ! Plus largement, la formation a permis d’apporter des connaissances poussées sur l’environnement et la manière de le conserver. La formation s’est déroulée en deux phases : une phase théorique et une phase pratique. Lors de la partie théorique nous avons abordé avec les jeunes des thèmes liées à l’environnement : le littoral, la biodiversité, la qualité de l’eau, les déchets, la pollution, l’océan, le climat, le changement climatique, les éco-gestes, les énergies renouvelables ou encore le bénévolat et l’engagement citoyens. La théorie avait pour objectif d’enrichir les connaissances des responsables de plage et de leur permettre d’engager des discussions sur la thématique de l’environnement avec le grand public.

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 En ce qui concerne la partie pratique, elle s’est présentée sous forme d’ateliers de sensibilisation (exercices, scénarios). Chacun des jeunes a été mis en situation et a été amené à jouer le rôle du responsable de plage avec une situation proposée. Pour cet exercice le candidate devait adapter son discours en fonction du public qu’il était supposé avoir face à lui (une famille, un groupe de jeunes, des enfants, des pollueurs, des pêcheurs, des plagistes, etc). Il s’agissait là de les familiariser à l’entrée en communication avec les estivants afin de réussir à les convaincre de protéger les plages et le littoral.

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 Les jeunes ont découvert aussi dans cette formation des jeux pédagogiques (le pollueur, la course à l’eau et la course aux déchets), qui seront organisés l’été sur les plages afin de toucher le maximum de public, notamment les plus jeunes. Au terme de la formation, un test et des scénarios pour évaluer les connaissances et les acquis des jeunes ont été organisés. Cette année, en raison du manque de moyens, tous les candidats qui ont participé à la formation n’ont pas pu être embauchés et ce sont finalement 13 responsables de plage ont été retenus pour travailler toute la période estivale.

Les personnes non retenues seront néanmoins sur liste d’attente et pourront être appelées pendant l’été. En effet, il arrive que des responsables de plage ne restent pas toute la période de l’opération pour diverses raisons (difficulté de travail, chaleur, etc). Par ailleurs, à l’issu de la formation tous ont reçu un certificat de formation qui détaillent les connaissances acquises. Ils pourront le faire valoir lors de leurs prochaines recherches d’emploi par exemple. Pour rappel, durant cette opération estivale une centaine de poubelles mise à disposition afin d’inciter le grand public à adopter les bons gestes. En 2016, 12 957 sacs de déchets ont été collectés et on estime que près de 70 700 estivants ont été sensibilisées.

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Retrouvez nous du 17 juillet au 30 août sur les plages de Madraba, au Km25, au Km26, à Imi Ouaddar, à Aghroud1, à Aghroud 2 et à Imssouane !

 Merci à l’Institut Français d’Agadir de nous avoir prêté leurs locaux pour effectuer la formation ! Un grand merci à notre partenaire Coca-Cola.

La Journée Mondiale de l’Océan

Surfrider Foundation Maroc, en partenariat avec Paradis Plage et Morocco Sailing Challenge, a célébré la Journée Mondiale de l’Océan, samedi 10 Juin 2017 à l’hôtel Paradis Plage. Deux événements majeurs ont ponctué la journée : la clôture du projet « éco-ambassadeurs » et la présentation du projet de tour du Maroc à la voile « Morocco Sailing Challenge », par Mehdi ROUIZEM et Hicham AAACHI, qui faisaient étape à Agadir.

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Cette journée a bien évidemment été l’occasion de rappeler l’importance qu’ont les océans dans notre vie quotidienne. La journée a débuté par l’intervention du Fondateur de SFM, Christophe Rebecchini, qui a présenté le bilan des projets de Surfrider, « Classes Bleues » et « Eco-Ambassadeurs ». Christophe a insisté sur le rôle de l’éducation et de la sensibilisation en milieu scolaire pour que la prochaine génération soit 100% éco-citoyenne. Après cette intervention, les partenaires du projet Eco-ambassadeurs ont pris la parole à tour de rôle. La Direction Provinciale de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, la Commune urbaine d’Agadir, Paradis Plage, HOFF distribution ont expliqué leur implication dans le projet, sans oublier de soutenir et d’encourager les éco-ambassadeurs. Ce sont ensuite des représentants des différents clubs de l’environnement des trois  établissements sélectionnés (AL BOUHTOURI TIKOUINE, IBN TOFAIL BENSRGAO, NABALOUS TAGHAZOUT) qui ont pris le relais pour présenter leurs activités, les ateliers et les projets réalisés pendant ce projet.

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Pendant les mois de travail passés avec eux, les éco-ambassadeurs se sont montrés à la hauteur. Ils ont présenté des travaux homogènes, créatifs en suivant une bonne logique. Sans oublier qu’il ont fait preuve d’un esprit d’analyse, d’un sens critique et surtout, ils ont proposé des solutions concrètes ! Ils ont su aborder avec justesse plusieurs thèmes comme la pollution, le recyclage, le traitement des eaux usées, l’environnement, le littoral, la biodiversité, etc. Grâce au suivi des professeurs et l’équipe de SFM, tous les clubs ont réussi leurs missions.

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La journée s’est poursuivie par le moment le plus attendu par les élèves, l’annonce des résultats des concours et la remise des prix. Les concours étaient partagés en trois catégories : projet, journal et photo ! Pour la catégorie journal, les éco-ambassadeurs ont travaillé sur différents sujets : le littoral du Cap Ghir, les effets négatifs des sacs en plastiques et le rôle des clubs de l’environnement au sein des établissements scolaires. Concernant le concours photo dont le thème était « les éco-gestes », il était ouvert à tous les élèves des établissements participants. Le tableau ci-dessous résume les résultats des concours :

Résultats
Projet 1-IBN TOUFAIL
2-AL BOUHTOURI
3-NABLOUS  
Journal 1-AL BOUHTOURI
2-IBN TOUFAIL 
3-NABLOUS  
Photo 1- Ismail Atjar
2-Mohammed Oujaa
3-Khadija Oufares

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  Afin de les féliciter pour leur participation, notons que tous les participants ont reçu des prix offerts par les partenaires (matériel de sport de glisse, tickets d’entrée au Croco Parc, tickets d’entrée à Acqua Parc, séances de surf, etc). Les intervention se sont terminées par la présentation du projet  Morocco Sailling Challenge. Mehdi et Hicham se sont lancé le défi de faire un Tour du Maroc à la Voile sur un catamaran de sport, sans cabine ! Le trajet le long de la côte marocaine s’est fait en 6 étapes : Saidia, Tanger, Mohammedia, Agadir, Laayoune et Dakhla, soit un total de 2 400 km. Le but de leur projet est de faire la promotion du littoral marocain et de développer leur sport favori : la voile, ainsi que tous les sports nautiques.‘après-midi, Medhi et Hichem ont même proposé des cours d’initiations au catamaran aux jeunes éco-ambassadeurs. La journée s’est terminée par l’hymne national et un petit nettoyage de plage ! morocco_sailling1 Surfrider Foundation Maroc remercie tous ces partenaires(La Direction Provinciae de l’Education Nationale et de la Formation Professionnellela Commune urbaine d’AgadirParadis Plage, HOFF distribution,Croco Parc, Atlantica Parc, Travel Surf Morocco) pour ce bel événement ainsi que tous les professeurs, l’équipe pédagogique des établissements assistés et bien sure tous les élèves !

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Traitement des eaux usées, l’exemple de la station d’épuration d’Aourir

Sa Majesté le Roi Mohamed VI, visitera prochainement la station de traitement des eaux usées d’Aourir. C’est l’occasion pour Surfrider Foundation Maroc d’évoquer le traitement des eaux usées et de fournir quelques explications sur le traitement de l’eau.

Dans quel cadre s’est construite la station de traitement d’Aourir ?

Les travaux d’assainissement et le traitement de l’eau entrepris dans la commune d’Aourir s’inscrivent dans une démarche globale d’amélioration de la gestion de l’eau dans tout le Royaume. Cette dynamique passe aussi par la construction d’infrastructures de lutte contre les inondations et contre les sécheresses, ou encore par une modernisation des systèmes d’information dans le but d’avoir une meilleure connaissance de la ressource en eau.
À ce titre, au début des années 2000, le secteur de l’assainissement des eaux usées a été élevé au rang de priorité par le Royaume et dès 2005, le Programme National d’Assainissement (PNA) était mis en place. Les objectifs du PNA sont ambitieux : en milieu urbain, le taux de raccordement global au réseau d’assainissement devra atteindre 80% en 2020 et 100% en 2030 ! En ce qui concerne les eaux usées traitées, il faudra atteindre un volume de 60% en 2020 et de 100% en 2030.
En plus du renouvellement du matériel existant, le PNA a pour ambition de créer 330 stations d’épuration. Les frais engagés pour le PNA sont conséquents : 43 milliards de Dirhams !
Le résultat espéré est sans précédent, il est prévu que l’assainissement améliorera la qualité de vie de près de 9,40 millions d’habitants !

Il était urgent d’agir, chaque année, 22000 m3 d’eau s’écoulent encore directement dans les oueds et l’Océan…
Comme le souligne la RAMSA (Régie Autonome Multi Service d’Agadir) « malgré la collecte et le traitement d’une grande partie (70 %) des eaux usées du Grand Agadir, des problèmes importants restent à régler » : toute la zone nord d’Agadir n’est pas raccordée à un système de traitement des eaux usées (Port, Anza Urbain et Anza Industriel) !

Une station d’épuration pour plus de 61.000 citoyens

La station d’Aourir a mobilisé un investissement global s’élevant à 100 millions de Dirhams. Cet investissement a été entrepris par la SAPST (Société d’Aménagement et de Promotion de la Station de Taghazout) et par le Programme National d’Assainissement.
La station d’épuration d’Aourir, située entre Aourir et Tamraght (aussi appelée STEP d’Aourir), est gérée par la RAMSA, et sera utile à plus de 61.000 citoyens. Ce sont 7.600 m3 d’eau traitées qui en sortiront chaque jour.

Pour la STEP d’Aourir, le choix de traitement s’est porté vers la solution « boues activées très faible charge ». Parmi les différentes techniques de traitement qui existent (le lagunage naturel ou aéré; les disques biologiques; les lits bactériens; le traitement par boues activées en moyennes charge), c’est celle qui est apparue la plus adaptée aux contraintes locales, notamment parce qu’il fallait une technique spécialement adaptée au traitement de l’azote.

 

Cinq étapes pour traiter les eaux usées

L’objectif d’une station d’épuration n’est pas de rejeter de l’eau potable dans le milieu naturel, mais une eau d’une qualité acceptable pour l’environnement. Pour des raisons sanitaires évidentes, l’eau traitée doit être débarrassée des bactéries et autres vecteurs de maladies.
Une station d’épuration fonctionne via un processus de traitement des eaux usées qui se fait en 5 étapes principales.
Tout d’abord, le dégrillage. Les eaux usées passent à travers une grille afin de filtrer les déchets les plus volumineux. Une fois les macro-déchets enlevées, les eaux doivent encore être débarrassées de leurs matières polluantes, c’est l’objectif des étapes suivantes.

La deuxième étape se fait en deux phases : le dessablage et le déshuilage. Les eaux s’écoulent dans un premier bassin où les matières plus lourdes que l’eau (sable, gravier) vont se déposer au fond, c’est le dessablage. Dans un deuxième bassin, les eaux sont agitées avec des bulles d’air afin de faciliter la remontée des huiles en surface où elles seront récoltées, c’est le déshuilage.

La troisième étape consiste en un traitement biologique. Il s’agit de reproduire en accéléré le processus naturel qui existe dans les rivières. L’eau arrive dans un bassin où se sont développées les bactéries. Ces être vivants microscopiques vont « digérer » les impuretés et les transformer en boue.

Vient ensuite la quatrième étape, appelée « clarification ». Les boues déposées au fond vont être raclées afin de donner une eau débarrassée de 80 à 90% de ses impuretés. Après des analyses et des contrôles, l’eau peut-être rejetée dans le milieu naturel.

Enfin, la cinquième et dernière étape concerne le traitement des boues. Elles sont séchées et mise en décharge ou bien peuvent être utilisées pour l’agriculture. Pour la station d’Aourir, un système de désodorisation est prévu pour le traitement des boues (épaississement, déshydratation par centrifugation, séchage ).

 

5 étapes principales sont nécessaires pour traiter les eaux usées

À la sortie, le contrôle de la qualité de l’eau potable est assurée à trois niveaux : par le système de production ONEP (Office National de l’Eau Potable), par le système de distribution RAMSA et par Ministère de la santé (service d’hygiène).

 

Un enjeu de développement durable

Les stations d’épuration offrent une triple solution sociale, économique et environnementale : elles permettent de réduire à la fois le déficit hydrique dont souffre particulièrement la région du Souss Massa (notamment en zone périurbaine). Elles permettent également d’offrir une solution au problème des eaux usées non-traitées qui posent un problème environnemental et sanitaire majeur.
À titre d’exemple, l’eau épurée de la station d’Aourir servira à l’arrosage du golf et de la zone touristique de Taghazout, à l’irrigation agricole du périmètre des bananiers, ainsi qu’aux espaces verts.

 

Les risques de la proximité avec le littoral

Située entre Aourir et Tamraght, il semble que le lieu d’implantation de la STEP soit contestable pour plusieurs raisons. Tout d’abord, sa proximité directe avec le littoral, le site se trouvant à quelques  mètres de la côte, des plages et de fameux spots de surf. C’est une prise de risque que de placer la STEP si proche de l’océan, notamment pour les dommages qui pourraient être causés aux espèces végétales et animales via les rejets liquides. Mais c’est aussi un « gaspillage » de l’espace littoral, autrement valorisable (éco-tourisme, mise en valeur de la nature, etc.). Par ailleurs, la STEP n’est pas véritablement intégrée et dénature un paysage aux opportunités touristiques réelles… Enfin, sa proximité avec le village d’Aourir et de Tamraght expose la population aux désagréments de la gestion des eaux usées (risque d’odeurs).

 

Sources :

http://ecoledeleau.eau-artois-picardie.fr/spip.php?page=article-imprim&id_article=66 sur la technique de traitement des eaux

http://www.ramsa.ma

http://www.taghazoutbay.ma

 

Les volontaires à l’honneur chez Surfrider Foundation Maroc

En 2014, Surfrider Foundation Maroc recevait son accréditation pour recevoir les jeunes volontaires européens. Cette accréditation permet depuis à l’association d’accueillir des jeunes en Service Volontaire Européen (SVE) dans le cadre du programme Erasmus + mené par la Commission Européenne. Chaque jeune européen de 17 à 30 ans peut participer au SVE, sans considérer sa formation et ses qualifications. Les jeunes doivent être agrées par une organisation d’envoi dans leur propre pays qui les aide à trouver une organisation d’accueil à l’étranger qui leurs convient. Les organisations qui participent au SVE travaillent dans différent domaines comme l’éducation, la protection d’environnement, l’art, la culture, le sport et la santé… La Commission Européenne prend en charge le financement du SVE. Ainsi, l’organisation d’accueil et le volontaire reçoivent un montant permettant de couvir tous les coûts du volontariat (transport, hébergement, nourriture, argent de poche, coordination, cours de langue, etc).

Cette année SFM reçoit deux volontaires : Johannes et Thibaut. Ils ont choisi le Maroc pour effectuer leurs services et c’est avec grand plaisir que nous les avons accueilli et intégré à notre équipe!
Johannes Winckler est un jeune de 18 ans qui habite à Vienne en Autriche. Il nous a été envoyé par l’association Grenzenlos, une structure autrichienne qui encourager la mobilité des jeunes. Il a passé son bac l’année dernière et a rejoint notre équipe en octobre 2016. Dynamique et curieux, il a très vite intégré les projets de notre ONG.

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Surfrider Campus Tour 22 avec l’équipe SFM – Escale Imssouane

Durant sa mission de 10 mois, il aura notamment eu l’occasion d’animer des séances de sensibilisations auprès des scolaires et de participer à d’importants événements (COP22 à Marrakech,  Forum de la mer 2017 à El Jadida,  Initiatives Océanes dans la région d’Agadir). Ces missions lui auront permis de visiter plusieurs villes du Maroc et d’observer la côte marocaine de différents points de vue! Il aura également participé à la réalisation du projet « éco-ambassadeur » et aux recherches dans le cadre du montage du nouveau projet « Agadir Port Bleu ».

Sa mission se termine bientôt, il quittera Agadir pour entamer ses études supérieurs de droit. Durant toute cette période, il aura su montrer son engagement avec enthousiasme. Nous lui avons posé quelques questions sur son expérience avec Surfrider Foundation Maroc.

C’est quoi le service volontaire européen pour toi ?

Pour moi, l’idée du service volontaire européen est de découvrir et de travailler dans un pays étranger. Le programme SVE existe dans toute l’Europe mais aussi dans certains pays nord-africains et du Proche-Orient. Dans mon cas, mon choix de lieu où j’effectue mon SVE était très important pour moi. Je voulais partir loin de l’Autriche et de l’Europe centrale pour vivre dans un monde différent, de préférence dans un pays musulman. 

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En réunion avec les responsable de la chambre des pêches maritimes – Salon Haleutis 2017

Pourquoi s’engager auprès d’une association ?

Une association représente la société civile et est à but non lucratif. Il est motivant de s’engager pour des causes justes sans motifs économiques. De plus, souvent les associations traitent des sujets pour lesquelles l’état ne s’engage pas assez. En travaillant dans une association, on entre souvent en contact direct avec la population du pays, dans mon cas avec des enfants et des jeunes dans des écoles par exemple. Ces rencontres sont très enrichissantes!

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Johannes anime une séance de sensibilsation auprès des élèves de l’école Eric Tabarly – Essaouira

Quelles sont les difficultés que tu as pu rencontrer ?

Les difficultés consistent premièrement en problèmes de communication car la langue et  la façon de s’exprimer sont très différentes de l’Autriche. Au Maroc et dans la région d’Agadir, la plupart des gens parlent arabe ou amazigh des langues très différentes de l’allemand. Il y a bien sur également des différences culturelles, par exemple il n’existent pas de souks ou de grand taxis collectifs en Autriche mais plutôt des supermarchés et des tramways/métros. Mais au fur et à mesure, on s’habitue et on découvre plein d’avantages. Il faut du temps pour comprendre la façon de travailler, ainsi que les spécificités de l’association et du pays (identité, fonctionnement). J’ai aussi mis du temps pour me familiariser avec la hiérarchie dans le monde du travail ainsi que la relation entre les citoyens et les autorités. 

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Johannes a partcipé à l’initiative océane-ImiOuaddar

Quel conseil donnerais-tu aux futurs SVE qui rencontreront les mêmes difficultés? Comment les surmonter ?

Je pense que si on a un esprit assez ouvert, on peut s’intégrer dans n’importe quelle équipe ou société. Il est indispensable de parler et d’échanger pour comprendre, s’intégrer et résoudre ces problèmes. À mon avis, il est utile de pouvoir en parler avec quelqu’un qui comprend la situation et qui est sur place – avec mon collègue Thibaut par exemple. Les échanges avec les autres volontaires au Maroc m’ont aussi  beaucoup aidé – en général je conseillerais de se rapprocher des autres volontaires du pays et d’organiser des rencontres. C’est aussi une bonne occasion pour voir du pays et découvrir d’autres régions. Enfin, il faut être diplomatique, ne pas réagir de façon impulsive et être patient (parfois très patient)!

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Le volontariat permet de participer à des activités très diverses – l’incitation au surf avec des collègiens par exemple.

Surfrider Foundation Maroc invite tous les jeunes à s’engager dans ce service qui est riche en expérience, échange, aventure, volontariat, rencontres…

Gaya, Mikhael et Youssouf, 3 jeunes ambassadeurs de l’engagement citoyen envoyés par France Volontaires ont réalisé une vidéo sur les missions des volontaires chez Surfrider Foundation Maroc.

Comment faire un SVE ?

  1. Trouver une structure d’envoie locale qui est prête à t’envoyer comme volontaire.
  2. Trouver une structure d’accueil à l’étranger (souvent des associations) dont son travail est intéressant : tous les pays de l’Europe plus des pays de la région méditerranéenne et eurasiatique comme le Maroc, la Tunisie, Palestine, Israël, la Géorgie, Azerbaïdjan par exemple participent au programme SVE. Pour trouver une structure d’accueil, je conseille de consulter le site https://europa.eu/youth/volunteering/evs-organisation_en de l’UE.
  3. Poser sa candidature auprès de l’association d’acceuil.
  4. Soit la structure d’envoie demande des fonds auprès du programme ERASMUS + géré par la Commission Européenne, soit les fonds sont déjà prêts à disposition.
  5. Une fois le projet est accepté et financé, il ne reste qu’à régler quelques derniers détails (papiers, visa, assurance, vol, etc.) et à commencer son SVE.

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