Anza Open

 

Ce week-end du 18 au 19 février c’est déroulé le contest surf/bodyboard « Anza open » organisé par new génération association surf.

Surfeurs et bodyboardeurs ce sont affrontés dans des conditions idylique tout le week-end, avec 1m50 de houle un vent léger et offshore et une période longue. La compétition se déroulait à quelque kilomètre d’Agadir sur la plage d’Anza, sur le peak principal qui propose une droite puissante et une gauche un peu plus longue . Les vagues étaient donc au rendez-vous, les surfeurs et bodyboardeurs venus de chaque coin du Maroc, ont pu s’exprimer aussi bien par des turns radicaux, que part des styles plus détendus et fluide. Finalement ce sont les surfeurs Boubker Bouaouda, Abdelhanin Dribki, Achraf Backcha qui sont arrivés respectivement premier, deuxième et troisième et en bodyboard c’est Azedine Benzehra qui l’emporte suivie de Iliass Ousmouh et Rehmouni Mohamed.

montage2

 

Nous tenons à remercier la new génération association surf de nous avoir accorder un stand afin de sensibiliser la jeunesse et de présenter notre association grâce à cet événement d’envergure nationale. Nous  félicitons tout les participants et membres de l’organisation new génération pour l’Anza Open 2017 en attendant avec impatience la prochaine édition.

montage 1

Mission de découverte à la commune rurale Arbaa Sahel

Le 31 janvier 2017, l’équipe de Surfrider Foundation Maroc était en mission de découverte à la commune rurale Arbaa Sahel qui située à la province de Tiznit.

Après un trajet de deux heures depuis Agadir, l’équipe SFM y a été accueillie par Monsieur Brahim Safini, son Président. Il a commencé par expliquer sa stratégie et sa politique de développement durable dans le village. Plusieurs projets sociaux et environnementaux ont été envisagés dans cette région.

Une fois le programme des visites de la journée présentée, Monsieur Safini, Monsieur Ahmed Boutkirane (chargé de développement durable dans l’association Tamounte Sahel) et l’équipe SFM se sont mis en route vers les sites des différentes réalisations et des futurs projets de la commune d’Arbaa Sahel.

laarba sahel1

La première étape a été la visite du centre socioculturel qui est dans sa phase finale (le chantier est avancé à 80%). Ensuite, ils se sont arrêtés à la maison des étudiants qui reçoit un nombre important d’étudiantes et d’étudiants villageois qui viennent de différents douars.  Leur hébergement et leur nourriture sont pris en charge par la commune Aarbaa Sahel.

La troisième étape était la découverte de la ferme pédagogique. Cet espace permet à la nouvelle génération d’apprendre les techniques de l’agriculture et la protection de l’environnement via les visites des établissements scolaires.

La maison des étudiants et le restaurant scolaire s’approvisionnent en partie avec les produits de la ferme pédagogique (lait, viande, blé…) ce qui représente des économies budgétaires pour la commune.

jjjj

La commune a aussi donné une opportunité aux investisseurs voulant participer au développement durable du village. Une société de produits du terroir est en train de s’installer dans le village de Lkerma. L’objectif de cet investissement est la valorisation des produits du territoire et la création d’emplois pour les jeunes de la commune Arbaa Sahel.

Après ces différentes escales, un stop s’est imposé sur les belles plages de la région. Malheureusement comme toutes les plages du Royaume, la pollution est toujours présente et des projets immobiliers sont implantés sur les côtes. Un camping international et une corniche sont des projets futurs de la commune.

Surfrider Foundation Maroc sera un futur partenaire dans la problématique de conservation des plages ainsi qu’un acteur important dans la sensibilisation de la population.

Le dernier arrêt de cette expérience riche de l’équipe de SFM s’est fait dans les locaux de l’association Bani. Association qui vient en aide aux malades et qui favorise l’accès aux soins et à la santé. Cette association joue un rôle très important dans le développement durable de la région, elle s’occupe aussi des étudiants universitaires, des femmes…

jjjjlll

Cette visite a été une opportunité pour l’équipe de Surfrider Foundation Maroc de constater l’implication des communes pour le développement des villages. La commune d’Arbaa Sahel est un exemple de responsabilité et d’engagement.

L’association SFM félicite Monsieur Brahim Safini, Président la commune rurale de l’Arbaa Sahel pour son implication comme elle remercie Mr Ahmed Boutkirane et tous les membres de l’association Bani.

 

La loi littoral, entre bonnes intentions et insuffisances

Le Maroc, pays bordé par 3.446 km de côtes, a fait un grand pas en faveur de la protection du littoral en se dotant d’une loi de protection du littoral. Issue d’un processus législatif entamé en 2010, la loi  littoral n°81-12 a finalement été adoptée à l’unanimité le 23 juin 2015.

Promulguée depuis le 16 juillet 2015, cette loi arrive tardivement puisqu’aucun texte propre aux espaces littoraux en particulier n’existait jusqu’à présent.

Le principe fondamental de « non-rétroactivité » de la loi s’applique pour la loi littoral : tout ce que prévoit la loi est applicable depuis son adoption le 16 juillet 2015, en revanche tous les projets de construction ou d’aménagement qui ont été autorisés avant sont définitivement autorisés, même s’ils ne respectent pas la loi littoral.

Néanmoins, parce qu’ils subissent une pression humaine forte et que ce sont des milieux naturels fragiles et riches en biodiversité, les espaces littoraux sont des espaces vulnérables qui nécessitent une attention particulière. La loi littoral est essentielle en ce sens.


Ce que dit la loi littoral

La loi littoral, répartie en 5 chapitres et 56 articles, établit ce qui est appelé une « gestion intégrée du littoral », qui prévoit une protection stricte du littoral tout en prenant en compte les différents éléments et acteurs présents dans ces espaces. Elle a notamment pour objectif de limiter la construction de nouveaux aménagements à proximité du rivage, de limiter les pollutions de l’eau dues aux rejets ou encore d’inciter à la recherche scientifique et à l’innovation.

Un plan national et des schémas régionaux

D’une part, la loi exige la création d’un plan national qui a pour objectif de fixer les orientations nationales à prendre en matière d’environnement. Il sera élaboré à partir de données scientifiques socio-économiques et environnementales.

D’autre part, des schémas régionaux devront être mis en place pour permettre de prendre en compte les particularités géographiques locales du littoral. Ces schémas régionaux se référeront aux orientations présentes dans les documents d’urbanisme et de territoire existants ou à venir. Ces documents sont revus tous les 20 ans au maximum.

Toutefois, deux ans ont été laissés afin d’élaborer ces documents qui devront donc être prêts avant 2018. Or, seul un plan national est pour l’heure en cours d’élaboration… La mise en route n’est pas rapide et il reste désormais moins d’un an pour finaliser leurs mises en place !

S’il est nécessaire de prendre en compte les particularités des sites, il peut toutefois s’avérer risqué de laisser aux régions le choix de déterminer l’aménagement de ses côtes. En effet, les intérêts touristiques et économiques pourraient faire de l’ombre à la nécessité de protéger les milieux. Beaucoup d’acteurs sont présents sur cet espace fragile et leurs intérêts divergent. D’où la complexité de l’application de la loi. Elle doit aborder la protection de l’espace littoral d’un point de vue environnemental, mais bien sûr prendre en compte les contraintes économiques (développement touristique, développement de la pêche, qui sont les principaux domaines d’activités au Maroc) et les contraintes sociales (54% des marocains vivaient sur la côte en 2010 !).

Des aménagements interdits

« II est interdit de porter atteinte à l’état naturel du rivage de la mer notamment par endiguement, enrochement, remblaiement, abattage d’arbres, défrichement ou modification de sa topographie » Article 13

Les espaces littoraux sont préservés. Il est désormais interdit de les modifier ou de les artificialiser.

Quelques exceptions existent néanmoins : pour les travaux de défense contre les effets de la mer, pour la réalisation d’installations nécessaires à la sécurité nationale, à la pêche maritime ou encore pour la réalisation d’installations liées à l’exercice d’un service public par exemple. C’est projets devront toutefois faire l’objet d’une étude d’impact sur l’environnement pour limiter leur impact sur l’environnement.

« Il est institué une zone non constructible, adjacente au littoral [...], d’une largeur de cent mètres

(100 m) »Article 15

Il existe désormais une bande de 100 mètres de large le long du rivage, dans laquelle seules des constructions légères peuvent s’implanter et cela uniquement après une étude d’impact. Dans la même idée, les infrastructures de transport doivent être éloignées de plus de 2000 mètres du rivage (exception faite si la configuration des lieux ne le permet pas).

Il s’agit là de mesures significatives pour favoriser le maintien d’espaces naturels dans les zones côtières en luttant contre l’artificialisation des côtes. C’est à dire, en empêchant l’urbanisation des espaces et en limitant la présence humaine qui impacterait de manière négative l’environnement.


Malgré cela, le littoral marocain subit encore aujourd’hui le bétonnage de sites naturels littoraux exceptionnels. Conséquence de l’adoption tardive de la loi mais également de négligences administratives actuelles, ces constructions vont modifier dangereusement les paysages côtiers marocains. Les impacts dans le temps de ces aménagements sont en effet souvent inconnus ou sous-estimés.

Aujourd'hui encore, des chantier autorisés avant 2015 détériore dangereusement le littoral. Spot de la Source - Taghazout

Aujourd’hui encore, des chantier autorisés avant 2015 détériorent dangereusement le littoral. Destruction de la falaise au Spot de la Source – Taghazout

Un accès au rivage favorisé

Dans le but de garantir l’accès au rivage, « le passage le long de ce rivage constituent un droit pour le public ». Un passage de 3 mètres doit d’ailleurs prévu. La circulation et le stationnement de véhicules sur la plage y sont toutefois interdits ! Une fois de plus, il existe des exceptions données dans la loi (véhicules de secours par exemple) et d’autres exceptions prévues dans les Règlements qui sont pris par le Gouvernement.

 

La protection de la qualité de l’eau

C’est à l’article 37 de la loi qu’il est question des rejets polluants en mer : « Tout rejet causant une pollution du littoral est interdit ». Malheureusement, contre le paiement d’une redevance, des autorisations peuvent être délivrées par l’administration compétente. Le bénéficiaire aura le droit de déverser des rejets supérieurs aux « limites générales » mais en ne dépassant pas des « limites spécifiques ». Les limites générales comme les limites spécifiques sont fixées par décret… Cette situation crée une certaine insécurité juridique puisque les décrets peuvent facilement modifier les limites autorisées. Il existe également un risque de voir s’implanter la redevance comme une source d’entrée d’argent nécessaire pour les comptes publics…

L’évacuation et le traitement des eaux usées est un thème déjà pris en compte par les autorités qui commencent à construire de nouvelles stations d’épuration sur le littoral. C’est le cas près du spot de Banana-beach, sur la commune d’Aourir, où une station va bientôt être mise en service pour traiter les eaux usées d’Aourir et de Tamraght. L’ennui toutefois est que les sites d’implantation sont litigieux et pas vraiment adaptés à la construction de ce type d’infrastructures (bord de mer, espaces naturels aux éco-systèmes fragiles, peu ou pas de concertation avec le public…).

Un ensemble de sanctions

Les sanctions prévues pour le non respect de la loi littoral sont variées. La plupart du temps il s’agit d‘amende à l’encontre des contrevenant, mais on retiendra par exemple que dans le cas d’une construction interdite, il sera « ordonné la démolition de la construction ou de l’installation et la remise des espaces concernés en l’état antérieur, aux frais de l’auteur de l’infraction ».

La nécessité d’une application juste

En venant combler le vide juridique qui existait jusqu’en 2015, la loi littoral constitue une vraie avancée pour la conservation des espaces côtiers. Malgré tout, elle n’est qu’une première étape et il faudra voir dans quelle mesure elle est appliquée et respectée.

Beaucoup de projets de construction en cours sur le littoral marocain ne respectent pas encore la loi et mettent en danger les équilibres biologiques et morphologiques des côtes.

Texte de la loi littoral n°81-12

Référence : Dahir n° 1-15-87 du 29 ramadan 1436 (16 juillet 2015) portant promulgation de la loi n° 81-12 relative au littoral.

Les études d’impact sur l’environnement au Maroc

Depuis sa publication au Bulletin Officiel le 19 juin 2003, la loi relative aux études d’impact sur l’environnement (EIE) est en vigueur au Maroc. On peut résumer le texte en disant que la loi dicte les démarches à suivre pour mener à bien les études d’impact dans le but d’effectuer une évaluation des effets directs et indirects des projets sur l’environnement. Une liste d’une cinquantaine de types de projets soumis à étude d’impact est donnée en annexe de la loi.

L’étude d’impact correspond à une étude préalable des effets et des conséquences à court, moyen et long terme de la réalisation de projet économique et de développement. Il s’agit d’un document à valeur juridique, s’appuyant notamment sur des données scientifiques pour rendre un avis neutre quant à l’influence d’un projet sur l’environnement.

L’objectif de l’étude d’impact dans la loi est de « supprimer, atténuer ou compenser les impacts négatifs et d’améliorer les effets positifs du projet sur l’environnement ».

 

Ce qu’il faut retenir de la loi

La population consultée :

Plusieurs étapes sont nécessaires à l’étude d’impact, parmi lesquelles l’enquête publique. L’enquête publique permet de recueillir les observations et les propositions de la population. Bien que certaines informations recueillies restent confidentielles jusqu’à la publication des résultats (pour éviter certaines formes de pression par exemple), la population doit se voir présenter « les informations et les conclusions afférentes à l’étude d’impact sur l’environnement » « durant la période de l’enquête publique » par l’administration.

Les coûts de l’enquête publique sont à la charge de l’auteur de la demande de projet.

Au delà de l’enquête publique, la loi de 2003 ne précise rien quant à la publication des résultats de l’étude d’impact à la société civile. Toutefois, en 2007 le Ministère de l’Aménagement du Territoire de l’Eau et de l’Environnement – en coopération avec le Programme de Gestion et de Protection de l’Environnement (programme allemand) – a rendu un rapport intitulé « Évaluation du système des études d’impacts sur l’environnement au Maroc ». Ce rapport précise bien page 49 que « la population pourra consulter le dossier de l’étude d’impact et présenter ses observations dans un registre ouvert à cet effet ».

Dans les faits, la possibilité pour les citoyens de consulter l’EIE n’est absolument garantie. En effet, le projet de construction face au spot Mystery (commune de Taghazout) a fait l’objet d’une étude d’impact qui n’est toujours pas accessible au public ! Malgré les demandes répétées de Surfrider Foundation Maroc, ni le porteur du projet, ni les autorités n’ont répondu à nos sollicitudes…

Les autorités désignées :

Un comité national et des comités régionaux sont créés et rattachés à l’autorité gouvernementale. Ces comités ont un rôle décisif puisqu’ils sont chargés de donner un avis sur l’acceptabilité environnementale des projets suite à l’étude d’impact environnementale. Les formalités de création et les modalités de fonctionnement de ces comités sont fixées par voie règlementaire, c’est à dire par le Gouvernement.

Par ailleurs, il revient aux policiers et aux agents assermentés de constater et de rechercher les infractions au principe de l’étude d’impact. À ce titre, ils auront la possibilité d’établir un procès verbal en cas de non respect de la loi afin que le contrevenant se conforme à la législation en vigueur. L’autorité gouvernementale chargée de l’environnement doit agir en faisant le nécessaire si le contrevenant refuse de se plier à l’étude d’impact. En cas d’urgence, cette autorité peut demander l’arrêt des travaux et jusqu’à la destruction des constructions en cours.

La possibilité de faire des recours :

Toute personne physique ou morale ayant qualité ou intérêt à le faire (ainsi que l’autorité gouvernementale chargée de l’environnement) peut porter plainte contre des travaux en cours, même si les travaux sont arrêtés. La plainte peut avoir des conséquences importantes car la juridiction auprès de laquelle la plainte a été déposée peut ordonner l’annulation de l’autorisation si elle s’avère être fondée sur l’absence de la décision d’acceptabilité environnementale d’un projet.

Si un projet a été accepté, il a 5 ans pour débuter. Au delà de 5 ans, le projet doit faire l’objet d’une nouvelle étude d’impact sur l’environnement.

 

Exemple de construction d'une usine de dessalement d'eau de mer qui nécessite une étude d'impact

Exemple de construction d’une usine de dessalement d’eau de mer qui nécessite une étude d’impact

 

Exemples d’impacts sur l’environnement recherchés dans l’étude d’impacts

L’EIE peut évaluer à la fois les impacts du projet pendant la phase des travaux et pendant la phase d’exploitation. Voici quelques impacts recherchés lors d’une étude d’impact :

    • Impacts sur les populations et les habitats. Possibles nuisances sonores, visuelles, olfactives.. ?
    • Impacts sur la sécurité humaine. Pollutions, risques sanitaires ?
    • Impacts sur les activités socio-économiques. Mise en danger potentielle des ressources de pêche, agricoles, mise en danger de l’attractivité touristique… ?
    • Impacts sur la faune et la flore : le lieu de l’implantation du projet se trouve-t-il dans un parc naturel et/ou y a-t-il des espèces protégées particulières sur les lieux ?
    • Impacts sur l’archéologie et le patrimoine : Y a-t-il des zones archéologiques ou des monuments historiques à proximité ?

Plus largement, les impacts sont évalués en fonction de la situation géographique, géomorphologie, géologie, climatologie, hydrogéologie, hydrographie ou sismique du lieu…

Afin d’éviter ou d’atténuer les impacts négatifs sur l’environnement de l’implantation d’un projet, l’étude d’impact proposera des solutions concrètes.

 

 

Article Loi n°12-03 relative aux études d’impact sur l’environnement

Rapport de 2007 sur l’évaluation du système des études d’impacts sur l’environnement au Maroc

Référence : Dahir N° 1.03.60 du 10 Rabiï I 1424 (12 mai 2003), BO N° 5118 du 19 Juin 2003

Eco Ambassadeurs : La génération future engagée pour l’environnement

Surfrider Foundation Maroc œuvre dans l’éducation et la sensibilisation depuis plusieurs années. SFM est consciente de l’existence de nombreux problèmes environnementaux dans les établissements scolaires de  la région. Pour cette nouvelle année 2017, l’association aimerait concrétiser son projet « Eco-Ambassadeurs ». Une véritable initiative d’éducation environnementale.

Les établissements scolaires marocains publics ne disposent pas de moyens financiers pour donner une solution à ces problèmes environnementaux, pourtant nous sommes convaincus que les élèves ont un grand potentiel pour les identifier, ainsi qu’une force de propositions dynamique et pertinente. D’après notre expérience, les jeunes sont majoritairement conscients des problèmes environnementaux dans leur vie quotidienne et ils sont prêts à mettre en œuvre des solutions concrètes. Un encadrement est nécessaire pour pouvoir accompagner ces jeunes dans leurs démarches, et faire de l’école un modèle de vie éco-citoyenne en collectivité.

16176753_1354734127932938_1556414679_n

C’est la raison de la mise en place du projet « Eco-Ambassadeurs ». Ce projet vise à former des éco-ambassadeurs pour créer une prise de conscience générale autour de l’environnement et faire des élèves d’aujourd’hui, des citoyens responsables de demain.

Il a aussi pour objectif la dynamisation autour d’un programme pertinent, des clubs de l’environnement déjà existants. Grâce à ce projet pilote, nous souhaitons établir un diagnostic des problématiques environnementales à l’école et mettre en œuvre des solutions concrètes. Cette démarche d’analyse et d’action doit être faite par les élèves eux-mêmes, en concertation avec le corps enseignant (encadrants du club de l’environnement et chefs d’établissement). Le but est d’impliquer au maximum les acteurs de ce lieu de vie et d’apprentissage.

Enfin, il s’agit de créer des liens durables entre les établissements d’horizons différents (littoral, rural et urbain) afin d’encourager les échanges et relations pour d’éventuels projets futurs.

يسيسيس                                                       Création du club de l’environnement « Collège Al bouhtouri » 

Pour encadrer et former ces clubs, l’équipe SFM mènera dans un premier temps des séances de sensibilisation avec les clubs sur deux thématiques : Protection du littoral & Océan et Climat.

L’action s’organisera ensuite dans chaque établissement 3 ateliers portant sur les thèmes suivants : « Eau / Énergie », « Déchet / Recyclage » et « Biodiversité / Alimentation » .

Ces ateliers seront animés par notre équipe et auront pour but d’encourager les clubs à organiser eux-mêmes des ateliers complémentaires sur ces thèmes durant l’année scolaire.

يؤيسي

   L’activité de la plantation initier par le collège Al Bouhtouri, à l’école Almouaj Tamraght

Les résultats de ces ateliers seront présentés lors de la Journée Mondiale de l’Environnement qui viendra conclure le projet. Durant cette journée festive, chaque établissement présentera son travail au moyen de panneaux d’affichage, maquettes, photos, vidéos… Les clubs auront ainsi le plaisir de partager leurs expériences et de comparer les solutions mises en œuvre localement, propres à chaque environnement (littoral, rural et urbain).

Un concours d’éco-ambassadeur sera également lancé au début du projet afin d’inciter les élèves à adopter un regard critique et artistique sur la démarche du projet. Pour honorer ces éco-ambassadeurs, des prix seront remis afin de récompenser ces jeunes.

Finalement les résultats attendus de ce projet sont les suivants :

-         90 éco-ambassadeurs formés, capables de transmettre l’information à leur entourage (camarades/famille) et de montrer l’exemple.

-          Plus de 2000 personnes sensibilisées indirectement (élèves, corps enseignants, personnels des établissements, parents d’élèves).

-          3 clubs d’environnement consolidés pour des actions sur le long terme.

-          1 réseau actif entre les 3 collèges pour de futurs projets.

-          Un impact positif et durable sur le comportement des élèves envers l’environnement.

Le programme :

Date

Lieu

Sujet

Intervenants

Décembre

Al Bouhtouri

Rencontre avec l’établissement, présentation du projet, identification du club de l’environnement

L’équipe SFM, chef d’établissement et encadrant du club de l’environnement

NablousTaghazout

Riad Imsouane

Début janvier

Paradis Plage

Journée rencontre/ partage/jeux et établissement du planning / lancement du concours

Équipe SFM, encadrants clubs et jeunes éco-ambassadeurs

Janvier

Al Bouhtouri

Séance de sensibilisation « Déchets aquatiques » et « Océan et climat »

Animateurs SFM, encadrant et éco-ambassadeurs

NablousTaghazout

Riad Imsouane

Février

Al Bouhtouri

Diagnostique environnemental de l’établissement

Animateurs SFM, encadrants et éco-ambassadeurs

NablousTaghazout

Riad Imsouane

Fin Février

Institut Francais

Journée réflexion / débat « solutions »

Équipe SFM, encadrant, éco-ambassadeurs

Mars : 22 mars journée mondiale de l’eau

Al Bouhtouri

Atelier « Eau / Énergie »

Animateurs SFM, encadrant et éco-ambassadeurs

Nablous Taghazout

Riad Imsouane

Avril : 22 avril journée mondiale de la terre

Al Bouhtouri

Atelier « Déchet »

Animateurs SFM, encadrant et éco-ambassadeurs

NablousTaghazout

Riad Imsouane

Mai : 22 mai journée mondiale de la biodiversité

Al Bouhtouri

Atelier « Biodiversité / Alimentation »

Animateurs SFM, encadrant et éco-ambassadeurs

NablousTaghazout

Riad Imsouane

5 juin : journée mondiale de l’environnement

Paradis Plage

Journée festive, exposition des résultats et concourt

Équipe SFM, chef d’établissement, représentant de la délégation, partenaires du projet, encadrants clubs et jeunes éco-ambassadeurs

 

Surfrider Foundation Maroc est encore à la recherche des nouveaux partenaires qui pourraient financer le projet « Eco-Ambassadeurs », sous forme de dons matériels/en nature ou à travers une aide financière.