Initiative Océane -Tifnit

Le 9 avril dernier, plusieurs associations se sont donné rendez-vous avec les habitants de Tifnit pour une journée dédiée à l’Océan et aux sports nautiques. L’initiative avait été prise par l’association Ayadi Llkhir en partenariat avec Surfrider Foundation Maroc, Auscab Chtouka Ait Baha, Association Tifnit surf, la coopérative des pécheurs Tifnit et l’association Tizratin.

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Nettoyage de plage

Le village de pêcheur de Tifnit est situé à 40 km au sud d’Agadir, au cœur d’un environnement remarquable, avec ses plages sauvages bordées de dunes et de falaises. L’endroit est connu mondialement par ses spots du surf.

Comme toutes les plages du monde, cette magnifique plage sauvage souffre malheureusement de la pollution. C’est la raison pour laquelle les associations régionales et locales ont mené une grande action consacrée à la protection du littoral. L’événement s’est déroulé sous forme de nettoyage, de sensibilisation à l’environnement marin, de jeux ou encore d’initiations au surf menées par les jeunes de l’association Tifnit Surf.

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La solidarité est le titre de cette initiative

Quelques chiffres de cet événement :

  • 130 participants.
  • Plus de 100 sacs de déchets collectés.
  • 30 participants aux séances de sensibilisation à la protection de l’environnement littoral.
  • 40 participants à la séance d’initiation au surf.

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    Initiation au surf

Surfrider Foundation Maroc tient à remercier chaleureusement Madame Jamila El Mouden, présidente de l’association Ayadi Lkhair, pour son accueil, ainsi que tous les acteurs associatifs, les autorités locales, les sponsors, la presse locale et les habitants de Tifnit.

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Photos de groupe

Lancement du projet « Eco-Ambassadeurs »

Dans la continuité de ses projets d’éducation et de sensibilisation à la protection de l’environnement. Surfrider Foundation Maroc a donné le lancement de son projet Eco-Ambassadeurs le samedi 4 mars 2017. L’évènement a eu lieu dans les locaux de notre partenaire Paradis Plage.

Les objectifs de notre projet sont multiples et permettront de :

-          Créer une prise de conscience générale autour de l’environnement ;

-          Faire des élèves d’aujourd’hui des citoyens responsables de demain en formant des éco-ambassadeurs qui devront porter la voix de l’écocitoyenneté ;

-          Dynamiser les clubs de l’environnement déjà existants ;

-          Établir un diagnostic des problématiques environnementaux à l’école ;

-          Mettre en œuvre des solutions concrètes ;

-          Créer des liens durables entre des établissements d’horizon différents.

Les thématiques abordées seront :

-          La protection du littoral.

-          L’océan et le climat.

 
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Elles seront organisées en 3 ateliers (Atelier eau/énergie, Atelier déchet/recyclage, Atelier biodiversité/alimentation).

Au total le projet Eco-Ambassadeurs formera 100 éco-ambassadeurs et leurs encadrants. En parallèle, 2000 personnes seront sensibilisées pendant la mobilisation et le déroulement du projet.

L’objectif de cette journée est double. Il s’agissait de lancer le projet et aussi de réunir tous les futurs ambassadeurs, afin qu’ils se rencontrent et qu’ils partagent leurs motivations et leur expérience d’engagement auprès de leurs clubs de l’environnement. La journée a aussi été l’occasion de présenter les différents partenaires du projet.

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À l’arrivée des élèves, SFM a facilité la rencontre entre les ambassadeurs des différents établissements (Albouhtouri, Ibn Toufail et Nablous). Plutôt timides au début, les élèves ont rapidement « brisé la glace ». En effet, comme évoqué, ci-dessus, l’objectif du projet est aussi de créer des liens durables entre les établissements scolaires de Souss Massa.

La cérémonie de lancement a commencé par le discours de Monsieur Noureddine Sallouk, Président de Surfrider Foundation Maroc. Il a décrit le projet, ses objectifs, ses attentes et les résultats attendus.

Fort de son expérience dans le système éducatif, il a insisté sur le rôle primordial des clubs de l’environnement dans les établissements scolaires, considérés comme un moyen indispensable à la sensibilisation et la mobilisation des élèves sur les thèmes environnementaux. Les partenaires officiels du projet « Eco-Ambassadeurs » ont ensuite pris la parole.

La Direction Provinciale de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle était représentée par Monsieur Abdellah Ahjam et Madame Khadija qui ont exprimé leur gratitude envers le partenariat établi avec Surfrider Foundation Maroc. Ils ont également rappelé le succès des sensibilisations effectuées dans le cadre du programme « Classes Bleues ». La Direction provinciale est toujours prête à accompagner SFM et les établissements impliqués dans les projets.

La Commune Urbaine d’Agadir était représentée par son conseiller, Monsieur Ahmed Harrich, qui a expliqué les attentes et les motivations de la commune à propos du projet « éco-ambassadeurs ». À titre de rappel, la commune urbaine d’Agadir a participé au projet sous forme de dons matériels indispensables.

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À son tour, Monsieur Oussis Mohamed, chef de division de l’observatoire régional de l’environnement Souss Massa a présenté ses encouragements et a rappelé son soutien au projet.

Les discours de ces acteurs engagés pour la réussite de ce projet terminés, les ambassadeurs ont pris le relais et ont exposé la structure, les finalités, les actions et le programme annuel de chaque club de l’environnement auxquels ils appartiennent.

Les élèves ont montré une grande motivation et ont été à la hauteur dès cette première journée de lancement. Ils ont fait preuve de créativité, d’ambition, de compétitivité et de courage et se sont montrés prêts à s’impliquer dans le projet.

Suite au passage des éco-ambassadeurs, Monsieur « Super Cop Marrakech » était là pour afficher son soutien au projet et pour donner des conseils pratiques qui pourront aider nos ambassadeurs.

 

La matinée s’est clôturée par la présentation des différents concours mis en place. Ils ont comme objectif d’inciter les élèves à adopter un regard critique, analytique et diagnostic sur la démarche des projets environnementaux. Les concours sont répartis en 3 catégories : journal scolaire, photos et projet. Chaque concours touche à la préservation de l’environnement et à la découverte d’activités telles que la photographie, le journalisme… Pour télécharger les explications des concours : lien

Tout le monde est ensuite passé à table pour déjeuner et pour continuer les discussions et les rencontres. L’ambiance, la joie étaient les clés de cette journée. Après le déjeuner, les ambassadeurs ont rejoint les moniteurs de Paradis Plage pour une initiation au surf. En plus de divertir les élèves, cette activité a permis à beaucoup d’élèves de découvrir le surf pour la première fois.

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Si Surfrider Foundation Maroc a réussi ces actions, c’est grâce au soutien de son partenaire, Paradis Plage, qui ne cesse de supporter tous les projets et les activités. A cette occasion SFM tient à vous remercier très chaleureusement pour ce partenariat. Un grand merci pour l’accueil et la gentillesse de tous les employés de Paradis Plage.

La réussite de cette journée tient également à la collaboration de tous les partenaires que SFM tient à remercier :

- La Direction Provinciale de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle.

- La Commune Urbaine d’Agadir

- Les directeurs, les professeurs et les élèves des collèges ALBOUHTOURI, NABLOUS ET IBNO TOUFAIL.

Merci à tous les bénévoles de SFM et les volontaires de France Volontaire qui étaient présents pour réaliser un tournage des jeunes en volontariat.

Tous pour une génération consciente de l’Environnement

Imssouane: les jeunes s’engagent pour la préservation de l’environnement!

L’association Tayaought a organisé le 29 janvier 2017 sa première action environnementale dans le village d’Imssouane. Cette action démontre que les jeunes d’Imssouane s’engagent pour l’environnement. L’action de l’association Tayought s’agit d’un grand nettoyage de plage a été fait et des fresques ont été peintes.

Surfrider Foundation Maroc était partenaire de l’Initiative Océane (IO). À titre de rappel, l’IO joue un rôle très important pour éveiller la conscience des citoyens sur le thème de la protection de l’environnement littoral, surtout dans les villages côtiers qui subissent la pollution hiver comme été. SFM réalise régulièrement des actions dans le village d’Imssouane qui est réputé pour les activités nautiques que l’on peut y pratiquer, comme le surf par exemple. Malgré tout, elle souffre de, telles que les décharges sauvages ou la pollution des plages….

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C’est la raison pour laquelle les jeunes de l’association Tayaought d’Imssouane ont pensé à réaliser leur première action autour de l’environnement. Une centaine de bénévoles ont été mobilisé et ont participé à cet événement. Une quarantaine de sacs de déchets ont été collectés ! La volonté et la solidarité des jeunes d’Imssouane ont permis la réussite de cet événement. Surfrider Foundation Maroc félicite l’association Tayaought comme elle félicite tous les partenaires de cette manifestation.

La région d’Agadir nécessite ce genre des initiatives, tous les Gadiris doivent être solidaires pour protéger leur environnement.

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Problématique des déchets dans la région de Tamri

Dans le cadre de ses objectifs de protection et de mise en valeur du littoral, Surfrider Foundation Maroc a organisé samedi 28 janvier 2017 un grand nettoyage sur les plages d’Imi Ouaddar et Aghroud. L’organisation de cette initiative Océane s’est faite en réponse aux réclamations des habitants du village d’Aghroud qui se plaignent de la quantité énorme de déchets qui se trouvent sur les plages de la région de Tamri.

Pendant le projet « Imi Ouaddar zéro déchet » en 2014, cette problématique des déchets avait déjà été évoquée, la région de Tamri souffrant énormément des décharges sauvages… Les conséquences sont désastreuses puisque les déchets de tous les villages de la commune de Tamri déversés dans les oueds finissent dans l’Océan.

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À ce jour, aucune solution n’avait été proposée pour lutter contre cette catastrophe. Pour résoudre le problème, la réalisation d’un centre intercommunal (Tamri, Aourir et Taghazout) de tri et de transfert est bien prévue dans le Plan directeur préfectoral de gestion des déchets ménagers et assimilés des préfectures d’Agadir Ida Outanane. Toutefois, cette solution n’est pour le moment qu’en phase d’étude. Pour éviter davantage de dégradation, Surfrider Foundation Maroc propose donc à la Wilaya d’Agadir de permettre à la commune de Tamri de décharger provisoirement à la grande décharge autorisée d’Agadir.

Lors de l’initiative Océane du 28 janvier, l’association Surfrider Foundation Maroc a choisi de se rassembler devant la coopérative des pêcheurs du village d’Imi Ouaddar. Cet endroit a été choisi symboliquement par l’association Surfrider Foundation Maroc au vu de l’activité principale de cette collectivité : la pêche.

La plupart des Gadiris préfèrent acheter des poissons dans ce marché, cependant il y reste beaucoup d’efforts à faire en terme de propreté des lieux (beaucoup de morceaux de fil et de filets de pêche se retrouvent sur la plage…). Les pêcheurs doivent prendre conscience que cela a aussi des conséquences sur la qualité des produits de la pêche. À cet occasion SFM lance un appel aux acteurs locaux et à l’office nationale de la pêche de contrôler davantage le point de débarquement du poisson d’Imi Ouaddar.

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L’initiative Océane s’est déroulée dans une bonne ambiance. Les participants étaient nombreux (élèves, familles, enfants, jeunes, associations…) pour soutenir l’action de nettoyage de la plage. Le mystérieux SUPER COP a créé la surprise en s’invitant en tenue de super man de l’environnement. Les regards de tout le monde se sont tournés vers ce personnage qui se bat depuis longtemps pour la préservation de la planète et qui soutient toutes les actions de préservation de l’environnement.

L’équipe de Surfrider Foundation Maroc a sensibilisé les participants sur les problématiques citées ci-dessous (les déchets aquatique et la problématique de décharges sauvages). Elle a également insisté sur l’importance de la prise de conscience des citoyens envers la préservation de l’environnement littoral. Parce que la pollution aquatique ne se termine jamais et que le nettoyage ne sera jamais une solution si les gens ne sont pas sensibilisés en amont.

Le nettoyage a duré deux heures et la quantité de déchets collectés est importante, environ deux tonnes !

Le bon déroulement de l’évènement a été possible grâce à la contribution de tous les participants qui étaient venus volontairement pour aider à la propreté de nos plages.

Un grand bravo et merci à tous !

Surfrider Foundation Maroc tient à remercier tous les bénévoles, le collège Albohtouri(professeurs & élèves), Mr Super Cop, l’association Aljiser, l’association Surf Aghroud, la commune rurale de Taghazout qui a mis son camion de collecte des déchets à notre disposition.

Merci à nos différents partenaires de nous avoir suivis sur ces manifestations.

« pensez à adopter des gestes simples qui préserveront notre littoral de la pollution qui tue petit à petit notre patrimoine marin »

La loi littoral, entre bonnes intentions et insuffisances

Le Maroc, pays bordé par 3.446 km de côtes, a fait un grand pas en faveur de la protection du littoral en se dotant d’une loi de protection du littoral. Issue d’un processus législatif entamé en 2010, la loi  littoral n°81-12 a finalement été adoptée à l’unanimité le 23 juin 2015.

Promulguée depuis le 16 juillet 2015, cette loi arrive tardivement puisqu’aucun texte propre aux espaces littoraux en particulier n’existait jusqu’à présent.

Le principe fondamental de « non-rétroactivité » de la loi s’applique pour la loi littoral : tout ce que prévoit la loi est applicable depuis son adoption le 16 juillet 2015, en revanche tous les projets de construction ou d’aménagement qui ont été autorisés avant sont définitivement autorisés, même s’ils ne respectent pas la loi littoral.

Néanmoins, parce qu’ils subissent une pression humaine forte et que ce sont des milieux naturels fragiles et riches en biodiversité, les espaces littoraux sont des espaces vulnérables qui nécessitent une attention particulière. La loi littoral est essentielle en ce sens.


Ce que dit la loi littoral

La loi littoral, répartie en 5 chapitres et 56 articles, établit ce qui est appelé une « gestion intégrée du littoral », qui prévoit une protection stricte du littoral tout en prenant en compte les différents éléments et acteurs présents dans ces espaces. Elle a notamment pour objectif de limiter la construction de nouveaux aménagements à proximité du rivage, de limiter les pollutions de l’eau dues aux rejets ou encore d’inciter à la recherche scientifique et à l’innovation.

Un plan national et des schémas régionaux

D’une part, la loi exige la création d’un plan national qui a pour objectif de fixer les orientations nationales à prendre en matière d’environnement. Il sera élaboré à partir de données scientifiques socio-économiques et environnementales.

D’autre part, des schémas régionaux devront être mis en place pour permettre de prendre en compte les particularités géographiques locales du littoral. Ces schémas régionaux se référeront aux orientations présentes dans les documents d’urbanisme et de territoire existants ou à venir. Ces documents sont revus tous les 20 ans au maximum.

Toutefois, deux ans ont été laissés afin d’élaborer ces documents qui devront donc être prêts avant 2018. Or, seul un plan national est pour l’heure en cours d’élaboration… La mise en route n’est pas rapide et il reste désormais moins d’un an pour finaliser leurs mises en place !

S’il est nécessaire de prendre en compte les particularités des sites, il peut toutefois s’avérer risqué de laisser aux régions le choix de déterminer l’aménagement de ses côtes. En effet, les intérêts touristiques et économiques pourraient faire de l’ombre à la nécessité de protéger les milieux. Beaucoup d’acteurs sont présents sur cet espace fragile et leurs intérêts divergent. D’où la complexité de l’application de la loi. Elle doit aborder la protection de l’espace littoral d’un point de vue environnemental, mais bien sûr prendre en compte les contraintes économiques (développement touristique, développement de la pêche, qui sont les principaux domaines d’activités au Maroc) et les contraintes sociales (54% des marocains vivaient sur la côte en 2010 !).

Des aménagements interdits

« II est interdit de porter atteinte à l’état naturel du rivage de la mer notamment par endiguement, enrochement, remblaiement, abattage d’arbres, défrichement ou modification de sa topographie » Article 13

Les espaces littoraux sont préservés. Il est désormais interdit de les modifier ou de les artificialiser.

Quelques exceptions existent néanmoins : pour les travaux de défense contre les effets de la mer, pour la réalisation d’installations nécessaires à la sécurité nationale, à la pêche maritime ou encore pour la réalisation d’installations liées à l’exercice d’un service public par exemple. C’est projets devront toutefois faire l’objet d’une étude d’impact sur l’environnement pour limiter leur impact sur l’environnement.

« Il est institué une zone non constructible, adjacente au littoral [...], d’une largeur de cent mètres

(100 m) »Article 15

Il existe désormais une bande de 100 mètres de large le long du rivage, dans laquelle seules des constructions légères peuvent s’implanter et cela uniquement après une étude d’impact. Dans la même idée, les infrastructures de transport doivent être éloignées de plus de 2000 mètres du rivage (exception faite si la configuration des lieux ne le permet pas).

Il s’agit là de mesures significatives pour favoriser le maintien d’espaces naturels dans les zones côtières en luttant contre l’artificialisation des côtes. C’est à dire, en empêchant l’urbanisation des espaces et en limitant la présence humaine qui impacterait de manière négative l’environnement.


Malgré cela, le littoral marocain subit encore aujourd’hui le bétonnage de sites naturels littoraux exceptionnels. Conséquence de l’adoption tardive de la loi mais également de négligences administratives actuelles, ces constructions vont modifier dangereusement les paysages côtiers marocains. Les impacts dans le temps de ces aménagements sont en effet souvent inconnus ou sous-estimés.

Aujourd'hui encore, des chantier autorisés avant 2015 détériore dangereusement le littoral. Spot de la Source - Taghazout

Aujourd’hui encore, des chantier autorisés avant 2015 détériorent dangereusement le littoral. Destruction de la falaise au Spot de la Source – Taghazout

Un accès au rivage favorisé

Dans le but de garantir l’accès au rivage, « le passage le long de ce rivage constituent un droit pour le public ». Un passage de 3 mètres doit d’ailleurs prévu. La circulation et le stationnement de véhicules sur la plage y sont toutefois interdits ! Une fois de plus, il existe des exceptions données dans la loi (véhicules de secours par exemple) et d’autres exceptions prévues dans les Règlements qui sont pris par le Gouvernement.

 

La protection de la qualité de l’eau

C’est à l’article 37 de la loi qu’il est question des rejets polluants en mer : « Tout rejet causant une pollution du littoral est interdit ». Malheureusement, contre le paiement d’une redevance, des autorisations peuvent être délivrées par l’administration compétente. Le bénéficiaire aura le droit de déverser des rejets supérieurs aux « limites générales » mais en ne dépassant pas des « limites spécifiques ». Les limites générales comme les limites spécifiques sont fixées par décret… Cette situation crée une certaine insécurité juridique puisque les décrets peuvent facilement modifier les limites autorisées. Il existe également un risque de voir s’implanter la redevance comme une source d’entrée d’argent nécessaire pour les comptes publics…

L’évacuation et le traitement des eaux usées est un thème déjà pris en compte par les autorités qui commencent à construire de nouvelles stations d’épuration sur le littoral. C’est le cas près du spot de Banana-beach, sur la commune d’Aourir, où une station va bientôt être mise en service pour traiter les eaux usées d’Aourir et de Tamraght. L’ennui toutefois est que les sites d’implantation sont litigieux et pas vraiment adaptés à la construction de ce type d’infrastructures (bord de mer, espaces naturels aux éco-systèmes fragiles, peu ou pas de concertation avec le public…).

Un ensemble de sanctions

Les sanctions prévues pour le non respect de la loi littoral sont variées. La plupart du temps il s’agit d‘amende à l’encontre des contrevenant, mais on retiendra par exemple que dans le cas d’une construction interdite, il sera « ordonné la démolition de la construction ou de l’installation et la remise des espaces concernés en l’état antérieur, aux frais de l’auteur de l’infraction ».

La nécessité d’une application juste

En venant combler le vide juridique qui existait jusqu’en 2015, la loi littoral constitue une vraie avancée pour la conservation des espaces côtiers. Malgré tout, elle n’est qu’une première étape et il faudra voir dans quelle mesure elle est appliquée et respectée.

Beaucoup de projets de construction en cours sur le littoral marocain ne respectent pas encore la loi et mettent en danger les équilibres biologiques et morphologiques des côtes.

Texte de la loi littoral n°81-12

Référence : Dahir n° 1-15-87 du 29 ramadan 1436 (16 juillet 2015) portant promulgation de la loi n° 81-12 relative au littoral.