Opération Coca-Cola J’aime Ma Plage 2017: Formation au profit des Responsables de Plages

L’opération « Coca-Cola J’aime ma plage » débutera le 17 juillet sa sixième édition. Le projet de collaboration entre Coca-Cola et Surfrider Foundation Maroc vise à sensibiliser les estivants sur la problématique des déchets aquatiques mais aussi à nettoyer les plages pendant l’été. Pour cela, 13 responsables de plage effectueront un travail quotidien sur 7 plages de la région d’Agadir.

j'aime ma plage

 La campagne de recrutement lancée fin mai par Surfrider Foundation Maroc a débouché sur deux jours d’entretiens. La plupart des candidats ayant postulé était des étudiants universitaires. Suite aux entretiens, 28 candidats ont été sélectionnés pour bénéficier d’une formation de responsables de plage qui s’est tenue du 12 au 18 juin à l’Institut Français d’Agadir.

j'aime ma plage

 Pendant ces 5 jours, l’objectif était de donner aux jeunes les connaissances clés pour mener a bien des sensibilisations sur le thème de l’environnement ! Plus largement, la formation a permis d’apporter des connaissances poussées sur l’environnement et la manière de le conserver. La formation s’est déroulée en deux phases : une phase théorique et une phase pratique. Lors de la partie théorique nous avons abordé avec les jeunes des thèmes liées à l’environnement : le littoral, la biodiversité, la qualité de l’eau, les déchets, la pollution, l’océan, le climat, le changement climatique, les éco-gestes, les énergies renouvelables ou encore le bénévolat et l’engagement citoyens. La théorie avait pour objectif d’enrichir les connaissances des responsables de plage et de leur permettre d’engager des discussions sur la thématique de l’environnement avec le grand public.

19243360_1534949543293455_3046584876222765553_o

 En ce qui concerne la partie pratique, elle s’est présentée sous forme d’ateliers de sensibilisation (exercices, scénarios). Chacun des jeunes a été mis en situation et a été amené à jouer le rôle du responsable de plage avec une situation proposée. Pour cet exercice le candidate devait adapter son discours en fonction du public qu’il était supposé avoir face à lui (une famille, un groupe de jeunes, des enfants, des pollueurs, des pêcheurs, des plagistes, etc). Il s’agissait là de les familiariser à l’entrée en communication avec les estivants afin de réussir à les convaincre de protéger les plages et le littoral.

j'aime ma plage

 Les jeunes ont découvert aussi dans cette formation des jeux pédagogiques (le pollueur, la course à l’eau et la course aux déchets), qui seront organisés l’été sur les plages afin de toucher le maximum de public, notamment les plus jeunes. Au terme de la formation, un test et des scénarios pour évaluer les connaissances et les acquis des jeunes ont été organisés. Cette année, en raison du manque de moyens, tous les candidats qui ont participé à la formation n’ont pas pu être embauchés et ce sont finalement 13 responsables de plage ont été retenus pour travailler toute la période estivale.

Les personnes non retenues seront néanmoins sur liste d’attente et pourront être appelées pendant l’été. En effet, il arrive que des responsables de plage ne restent pas toute la période de l’opération pour diverses raisons (difficulté de travail, chaleur, etc). Par ailleurs, à l’issu de la formation tous ont reçu un certificat de formation qui détaillent les connaissances acquises. Ils pourront le faire valoir lors de leurs prochaines recherches d’emploi par exemple. Pour rappel, durant cette opération estivale une centaine de poubelles mise à disposition afin d’inciter le grand public à adopter les bons gestes. En 2016, 12 957 sacs de déchets ont été collectés et on estime que près de 70 700 estivants ont été sensibilisées.

j'aime ma plage

Retrouvez nous du 17 juillet au 30 août sur les plages de Madraba, au Km25, au Km26, à Imi Ouaddar, à Aghroud1, à Aghroud 2 et à Imssouane !

 Merci à l’Institut Français d’Agadir de nous avoir prêté leurs locaux pour effectuer la formation ! Un grand merci à notre partenaire Coca-Cola.

Traitement des eaux usées, l’exemple de la station d’épuration d’Aourir

Sa Majesté le Roi Mohamed VI, visitera prochainement la station de traitement des eaux usées d’Aourir. C’est l’occasion pour Surfrider Foundation Maroc d’évoquer le traitement des eaux usées et de fournir quelques explications sur le traitement de l’eau.

Dans quel cadre s’est construite la station de traitement d’Aourir ?

Les travaux d’assainissement et le traitement de l’eau entrepris dans la commune d’Aourir s’inscrivent dans une démarche globale d’amélioration de la gestion de l’eau dans tout le Royaume. Cette dynamique passe aussi par la construction d’infrastructures de lutte contre les inondations et contre les sécheresses, ou encore par une modernisation des systèmes d’information dans le but d’avoir une meilleure connaissance de la ressource en eau.
À ce titre, au début des années 2000, le secteur de l’assainissement des eaux usées a été élevé au rang de priorité par le Royaume et dès 2005, le Programme National d’Assainissement (PNA) était mis en place. Les objectifs du PNA sont ambitieux : en milieu urbain, le taux de raccordement global au réseau d’assainissement devra atteindre 80% en 2020 et 100% en 2030 ! En ce qui concerne les eaux usées traitées, il faudra atteindre un volume de 60% en 2020 et de 100% en 2030.
En plus du renouvellement du matériel existant, le PNA a pour ambition de créer 330 stations d’épuration. Les frais engagés pour le PNA sont conséquents : 43 milliards de Dirhams !
Le résultat espéré est sans précédent, il est prévu que l’assainissement améliorera la qualité de vie de près de 9,40 millions d’habitants !

Il était urgent d’agir, chaque année, 22000 m3 d’eau s’écoulent encore directement dans les oueds et l’Océan…
Comme le souligne la RAMSA (Régie Autonome Multi Service d’Agadir) « malgré la collecte et le traitement d’une grande partie (70 %) des eaux usées du Grand Agadir, des problèmes importants restent à régler » : toute la zone nord d’Agadir n’est pas raccordée à un système de traitement des eaux usées (Port, Anza Urbain et Anza Industriel) !

Une station d’épuration pour plus de 61.000 citoyens

La station d’Aourir a mobilisé un investissement global s’élevant à 100 millions de Dirhams. Cet investissement a été entrepris par la SAPST (Société d’Aménagement et de Promotion de la Station de Taghazout) et par le Programme National d’Assainissement.
La station d’épuration d’Aourir, située entre Aourir et Tamraght (aussi appelée STEP d’Aourir), est gérée par la RAMSA, et sera utile à plus de 61.000 citoyens. Ce sont 7.600 m3 d’eau traitées qui en sortiront chaque jour.

Pour la STEP d’Aourir, le choix de traitement s’est porté vers la solution « boues activées très faible charge ». Parmi les différentes techniques de traitement qui existent (le lagunage naturel ou aéré; les disques biologiques; les lits bactériens; le traitement par boues activées en moyennes charge), c’est celle qui est apparue la plus adaptée aux contraintes locales, notamment parce qu’il fallait une technique spécialement adaptée au traitement de l’azote.

 

Cinq étapes pour traiter les eaux usées

L’objectif d’une station d’épuration n’est pas de rejeter de l’eau potable dans le milieu naturel, mais une eau d’une qualité acceptable pour l’environnement. Pour des raisons sanitaires évidentes, l’eau traitée doit être débarrassée des bactéries et autres vecteurs de maladies.
Une station d’épuration fonctionne via un processus de traitement des eaux usées qui se fait en 5 étapes principales.
Tout d’abord, le dégrillage. Les eaux usées passent à travers une grille afin de filtrer les déchets les plus volumineux. Une fois les macro-déchets enlevées, les eaux doivent encore être débarrassées de leurs matières polluantes, c’est l’objectif des étapes suivantes.

La deuxième étape se fait en deux phases : le dessablage et le déshuilage. Les eaux s’écoulent dans un premier bassin où les matières plus lourdes que l’eau (sable, gravier) vont se déposer au fond, c’est le dessablage. Dans un deuxième bassin, les eaux sont agitées avec des bulles d’air afin de faciliter la remontée des huiles en surface où elles seront récoltées, c’est le déshuilage.

La troisième étape consiste en un traitement biologique. Il s’agit de reproduire en accéléré le processus naturel qui existe dans les rivières. L’eau arrive dans un bassin où se sont développées les bactéries. Ces être vivants microscopiques vont « digérer » les impuretés et les transformer en boue.

Vient ensuite la quatrième étape, appelée « clarification ». Les boues déposées au fond vont être raclées afin de donner une eau débarrassée de 80 à 90% de ses impuretés. Après des analyses et des contrôles, l’eau peut-être rejetée dans le milieu naturel.

Enfin, la cinquième et dernière étape concerne le traitement des boues. Elles sont séchées et mise en décharge ou bien peuvent être utilisées pour l’agriculture. Pour la station d’Aourir, un système de désodorisation est prévu pour le traitement des boues (épaississement, déshydratation par centrifugation, séchage ).

 

5 étapes principales sont nécessaires pour traiter les eaux usées

À la sortie, le contrôle de la qualité de l’eau potable est assurée à trois niveaux : par le système de production ONEP (Office National de l’Eau Potable), par le système de distribution RAMSA et par Ministère de la santé (service d’hygiène).

 

Un enjeu de développement durable

Les stations d’épuration offrent une triple solution sociale, économique et environnementale : elles permettent de réduire à la fois le déficit hydrique dont souffre particulièrement la région du Souss Massa (notamment en zone périurbaine). Elles permettent également d’offrir une solution au problème des eaux usées non-traitées qui posent un problème environnemental et sanitaire majeur.
À titre d’exemple, l’eau épurée de la station d’Aourir servira à l’arrosage du golf et de la zone touristique de Taghazout, à l’irrigation agricole du périmètre des bananiers, ainsi qu’aux espaces verts.

 

Les risques de la proximité avec le littoral

Située entre Aourir et Tamraght, il semble que le lieu d’implantation de la STEP soit contestable pour plusieurs raisons. Tout d’abord, sa proximité directe avec le littoral, le site se trouvant à quelques  mètres de la côte, des plages et de fameux spots de surf. C’est une prise de risque que de placer la STEP si proche de l’océan, notamment pour les dommages qui pourraient être causés aux espèces végétales et animales via les rejets liquides. Mais c’est aussi un « gaspillage » de l’espace littoral, autrement valorisable (éco-tourisme, mise en valeur de la nature, etc.). Par ailleurs, la STEP n’est pas véritablement intégrée et dénature un paysage aux opportunités touristiques réelles… Enfin, sa proximité avec le village d’Aourir et de Tamraght expose la population aux désagréments de la gestion des eaux usées (risque d’odeurs).

 

Sources :

http://ecoledeleau.eau-artois-picardie.fr/spip.php?page=article-imprim&id_article=66 sur la technique de traitement des eaux

http://www.ramsa.ma

http://www.taghazoutbay.ma

 

Agadir: « la Faim du Monde »

Baptiste Dubanchet​, l’initiateur et le porteur du projet « la Faim du Monde« , était l’invité spécial de Surfrider Foundation Maroc. Son projet, pédaler de Paris à New York en ne se nourrissant que de produits périmés qu’il a en partie lyophilisés. Il est allé de Paris à Agadir à vélo, puis il traversera l’Atlantique en pédalo. L’objectif est de dénoncer le gaspillage alimentaire en demandant notamment le retrait des DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale), une pétition est disponible en ligne :

surfridermaroc_faimdumonde

Baptiste Dubanchet ​: la Faim Du Monde

 

Baptiste a accompagné l’équipe de SFM lors d’une séance de sensibilisation au lycée Anoual d’Agadir. Il y a présenté ses voyages passés et à venir lors desquels il ne se nourrit que d’aliments périmés. Les élèves se sont montrés curieux mais avant tout intrigués par ce français prêt à traverser l’Atlantique en pédalo pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Les échanges autour des défis alimentaires et de la pollution ont été constructifs et ont permis aux élèves d’en apprendre davantage sur ces thèmes.

Parce que le gaspillage alimentaire provoque de nombreuses pollutions inutiles et est en grande partie responsable de la faim dans le monde, SFM souhaite apporter son soutien au projet La Faim Du Monde.

Bon voyage !

Suivez son projet sur son site internet.

L’interview de SFM avec Baptiste résume son aventure, ses objectifs, et ses futurs projets Laughing

Imssouane: les jeunes s’engagent pour la préservation de l’environnement!

L’association Tayaought a organisé le 29 janvier 2017 sa première action environnementale dans le village d’Imssouane. Cette action démontre que les jeunes d’Imssouane s’engagent pour l’environnement. L’action de l’association Tayought s’agit d’un grand nettoyage de plage a été fait et des fresques ont été peintes.

Surfrider Foundation Maroc était partenaire de l’Initiative Océane (IO). À titre de rappel, l’IO joue un rôle très important pour éveiller la conscience des citoyens sur le thème de la protection de l’environnement littoral, surtout dans les villages côtiers qui subissent la pollution hiver comme été. SFM réalise régulièrement des actions dans le village d’Imssouane qui est réputé pour les activités nautiques que l’on peut y pratiquer, comme le surf par exemple. Malgré tout, elle souffre de, telles que les décharges sauvages ou la pollution des plages….

1

C’est la raison pour laquelle les jeunes de l’association Tayaought d’Imssouane ont pensé à réaliser leur première action autour de l’environnement. Une centaine de bénévoles ont été mobilisé et ont participé à cet événement. Une quarantaine de sacs de déchets ont été collectés ! La volonté et la solidarité des jeunes d’Imssouane ont permis la réussite de cet événement. Surfrider Foundation Maroc félicite l’association Tayaought comme elle félicite tous les partenaires de cette manifestation.

La région d’Agadir nécessite ce genre des initiatives, tous les Gadiris doivent être solidaires pour protéger leur environnement.

2

Problème des déchets dans la région de Tamri

Dans le cadre de ses objectifs de protection et de mise en valeur du littoral, Surfrider Foundation Maroc a organisé samedi 28 janvier 2017 un grand nettoyage sur les plages d’Imi Ouaddar et Aghroud. L’organisation de cette initiative Océane s’est faite en réponse aux réclamations des habitants du village d’Aghroud qui se plaignent de la quantité énorme de déchets qui se trouvent sur les plages de la région de Tamri.

Pendant le projet « Imi Ouaddar zéro déchet » en 2014, cette problématique des déchets avait déjà été évoquée, la région de Tamri souffrant énormément des décharges sauvages… Les conséquences sont désastreuses puisque les déchets de tous les villages de la commune de Tamri déversés dans les oueds finissent dans l’Océan.

photoss

À ce jour, aucune solution n’avait été proposée pour lutter contre cette catastrophe. Pour résoudre le problème, la réalisation d’un centre intercommunal (Tamri, Aourir et Taghazout) de tri et de transfert est bien prévue dans le Plan directeur préfectoral de gestion des déchets ménagers et assimilés des préfectures d’Agadir Ida Outanane. Toutefois, cette solution n’est pour le moment qu’en phase d’étude. Pour éviter davantage de dégradation, Surfrider Foundation Maroc propose donc à la Wilaya d’Agadir de permettre à la commune de Tamri de décharger provisoirement à la grande décharge autorisée d’Agadir.

Lors de l’initiative Océane du 28 janvier, l’association Surfrider Foundation Maroc a choisi de se rassembler devant la coopérative des pêcheurs du village d’Imi Ouaddar. Cet endroit a été choisi symboliquement par l’association Surfrider Foundation Maroc au vu de l’activité principale de cette collectivité : la pêche.

La plupart des Gadiris préfèrent acheter des poissons dans ce marché, cependant il y reste beaucoup d’efforts à faire en terme de propreté des lieux (beaucoup de morceaux de fil et de filets de pêche se retrouvent sur la plage…). Les pêcheurs doivent prendre conscience que cela a aussi des conséquences sur la qualité des produits de la pêche. À cet occasion SFM lance un appel aux acteurs locaux et à l’office nationale de la pêche de contrôler davantage le point de débarquement du poisson d’Imi Ouaddar.

خخخ

L’initiative Océane s’est déroulée dans une bonne ambiance. Les participants étaient nombreux (élèves, familles, enfants, jeunes, associations…) pour soutenir l’action de nettoyage de la plage. Le mystérieux SUPER COP a créé la surprise en s’invitant en tenue de super man de l’environnement. Les regards de tout le monde se sont tournés vers ce personnage qui se bat depuis longtemps pour la préservation de la planète et qui soutient toutes les actions de préservation de l’environnement.

L’équipe de Surfrider Foundation Maroc a sensibilisé les participants sur les problématiques citées ci-dessous (les déchets aquatique et la problématique de décharges sauvages). Elle a également insisté sur l’importance de la prise de conscience des citoyens envers la préservation de l’environnement littoral. Parce que la pollution aquatique ne se termine jamais et que le nettoyage ne sera jamais une solution si les gens ne sont pas sensibilisés en amont.

Le nettoyage a duré deux heures et la quantité de déchets collectés est importante, environ deux tonnes !

Le bon déroulement de l’évènement a été possible grâce à la contribution de tous les participants qui étaient venus volontairement pour aider à la propreté de nos plages.

Un grand bravo et merci à tous !

Surfrider Foundation Maroc tient à remercier tous les bénévoles, le collège Albohtouri(professeurs & élèves), Mr Super Cop, l’association Aljiser, l’association Surf Aghroud, la commune rurale de Taghazout qui a mis son camion de collecte des déchets à notre disposition.

Merci à nos différents partenaires de nous avoir suivis sur ces manifestations.

« pensez à adopter des gestes simples qui préserveront notre littoral de la pollution qui tue petit à petit notre patrimoine marin »